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Jean 20.31

"Mais ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu'en croyant vous ayez la vie en son nom."

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Date de création : 06.08.2009
Dernière mise à jour : 16.02.2013
1284articles


LA GRÂCE

ACCUEIL La Grâce

Publié le 31/12/2013 à 22:00 par aucommencement

La Grâce

http://www.iblogyou.fr/Photos/maxi/maxi_158665.jpg

 

1 Je lève mes yeux vers les montagnes... D'où me viendra le secours?

2 Le secours me vient de l'Éternel, Qui a fait les cieux et la terre.

3 Il ne permettra point que ton pied chancelle; Celui qui te garde ne sommeillera point.

4 Voici, il ne sommeille ni ne dort, Celui qui garde Israël.

5 L'Éternel est celui qui te garde, L'Éternel est ton ombre à ta main droite.

6 Pendant le jour le soleil ne te frappera point, Ni la lune pendant la nuit.

7 L'Éternel te gardera de tout mal, Il gardera ton âme;

8 L'Éternel gardera ton départ et ton arrivée, Dès maintenant et à jamais.

Psaumes 121

 

Nous ne sommes plus sous la Loi mosaïque depuis Christ : la Loi est Christ !

La loi est "faire" ; la Grâce est "être"

 

Il est encore temps de saisir et vivre la liberté en Christ, ce qui ne veut pas dire faire tout et n'importe quoi  évidemment, bien au contraire : cette liberté nous donne d'être libres justement, d'aimer le Seigneur en Lui obéissant par amour et non par la Loi et ses lois, 613 prescriptions.

Vivre sous la loi de la Grâce n'est pas vivre sous les lois de la Loi:
La loi de la Grâce est inscrite dans notre coeur et notre esprit, et même intelligence ; ça n'a rien à voir avec l'accomplissent de la Loi et toutes ses traditions

La vraie liberté, grâce ;  celle que Dieu nous a offerte gratuitement à travers le sang de Jésus ; s'Il n'a pas "Tout accompli" qu'a-t-Il fait ???

Le "nous" m'implique ;).


Comment certains (nes) peuvent croire qu'être sous la Grâce est accomplir la Loi ?!?!?!

Mais qu'aurait donc fait Jésus-Christ sur la croix ???

Qui d'autre que Jésus-Christ, le Fils unique de notre Dieu créateur de toute chose et tout être ; pouvait nous offrir gratuitement : la Grâce !

Dans le "Tout est accompli" que pensent-ils qu'Il n'ait pas accompli ???

Aurait-Il fait les choses "à moitié" ; ou en partie ??? Devrions-nous compléter ?

Qu'aurions-nous d'autre à faire ??? Que pourrions-nous faire d'autre ???

Qui peux penser pouvoir faire quoi que ce soit et être qui que ce soit pour mériter, gagner, garder la Grâce ??? Si nous le pouvions, que voudrait dire le sacrifice de Jésus ??? Pourquoi Dieu aurait-Il sacrifié Son Fils unique ???

La Loi ou la Grâce : faites le bon choix ! Ce n'est pas l'une ET l'autre mais l'une OU l'autre.
Pas le joug de la Loi mais le joug léger de Christ.

Jean 8.36 "Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres."

 

Galates 2.20-21 "J'ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi.  Je ne rejette pas la grâce de Dieu; car si la justice s'obtient par la loi, Christ est donc mort en vain.

Ne le re-crucifions pas !

"Je refuse de rejeter la grâce de Dieu. En effet, si c'est au moyen de la loi que l'on peut être rendu juste aux yeux de Dieu, alors le Christ est mort pour rien"

Galates 2.21

Lait-et-miel

Créatrice de ce blog


 

 

 

Titre des articles

 

Il y a désormais une nouvelle alliance

Justification par la Loi ou par la Foi en Christ ?

La Nouvelle Alliance

Sommes-nous libérés de la Loi ?

Acceptons !!!

"Là ou est l'Esprit du Seigneur, là est la liberté"

Jésus nous a rachetés

Le légalisme... par Josué

Justice de la Loi ou de la Foi ?

N'ayons pas peur d'être libres

1) GALATES : Le Messager de la Pure Grâce

2) GALATES : Le Messager de la Pure Grâce

Appelleriez-vous ça de l'amour ?

De la Loi à la foi

Dieu n’a pas donné la loi pour que nous l’observions, mais pour que nous l’enfreignions

Sauvé par la seule foi

Êtes-vous Pharisien ?

La loi et la grâce

La Grâce de Dieu

La croissance dans la grâce

La Loi du légaliste

Le "repos de sabbat réservé au peuple de Dieu" ne consiste pas à respecter le samedi !

Comment respecter le Sabbat ?

La Loi

 

 

Serviteurs de la nouvelle alliance

 

1 Cherchons-nous encore à nous recommander nous-mêmes ? Ou bien aurions-nous besoin, comme certains, de vous présenter des lettres de recommandation ou de vous en demander ?

2 C'est vous-mêmes qui êtes notre lettre, écrite dans nos cœurs et que tout le monde peut connaître et lire.

3 Oui, il est clair que vous êtes une lettre écrite par le Christ et transmise par nous. Elle est écrite non pas avec de l'encre, mais avec l'Esprit du Dieu vivant ; elle est gravée non pas sur des tablettes de pierre, mais dans des cœurs humains.

4 Nous parlons ainsi en raison de la confiance que nous avons en Dieu par le Christ.

5 En effet, nous ne saurions prétendre accomplir une telle tâche grâce à notre capacité personnelle. Ce que nous sommes capables de faire vient de Dieu ;

6 c'est lui qui nous a rendus capables d'être serviteurs de la nouvelle alliance, qui ne dépend pas d'une loi écrite mais de l'Esprit Saint. La loi écrite mène à la mort, mais l'Esprit mène à la vie.

7 La loi a été gravée lettre par lettre sur des tablettes de pierre et la gloire de Dieu a resplendi à ce moment-là. Le visage de Moïse brillait d'un tel éclat que les Israélites ne pouvaient pas fixer leurs regards sur lui, et pourtant cet éclat était passager. Si la loi, dont la fonction avait pour effet de mener à la mort, est apparue avec une telle gloire,

8 combien plus glorieuse doit être la fonction exercée par l'Esprit !

9 La fonction qui entraînait la condamnation des hommes était glorieuse ; combien plus glorieuse est la fonction qui a pour effet de rendre les hommes justes devant Dieu !

10 Nous pouvons même dire que la gloire qui brilla dans le passé s'efface devant la gloire actuelle, tellement supérieure.

11 En effet, si ce qui était passager a été glorieux, combien plus le sera ce qui demeure pour toujours !

12 C'est parce que nous avons une telle espérance que nous sommes pleins d'assurance.

13 Nous ne faisons pas comme Moïse qui se couvrait le visage d'un voile pour empêcher les Israélites d'en voir disparaître l'éclat passager.

14 Mais leur intelligence s'était obscurcie ; et jusqu'à ce jour, elle est recouverte du même voile quand ils lisent les livres de l'ancienne alliance. Ce voile ne disparaît qu'à la lumière du Christ.

15 Aujourd'hui encore, chaque fois qu'ils lisent les livres de Moïse, un voile recouvre leur intelligence.

16 Mais, comme il est écrit : « Lorsqu'on se tourne vers le Seigneur, le voile est enlevé. »

17 Or, le mot Seigneur signifie ici l'Esprit ; et là où l'Esprit du Seigneur est présent, là est la liberté.

18 Nous tous, le visage découvert, nous reflétons la gloire du Seigneur ; ainsi, nous sommes transformés pour être semblables au Seigneur et nous passons d'une gloire à une gloire plus grande encore. Voilà en effet ce que réalise le Seigneur, qui est l'Esprit.

 


1 Ignorez-vous, frères, -car je parle à des gens qui connaissent la loi, -que la loi exerce son pouvoir sur l'homme aussi longtemps qu'il vit?

2 Ainsi, une femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu'il est vivant; mais si le mari meurt, elle est dégagée de la loi qui la liait à son mari.

3 Si donc, du vivant de son mari, elle devient la femme d'un autre homme, elle sera appelée adultère; mais si le mari meurt, elle est affranchie de la loi, de sorte qu'elle n'est point adultère en devenant la femme d'un autre.

4 De même, mes frères, vous aussi vous avez été, par le corps de Christ, mis à mort en ce qui concerne la loi, pour que vous apparteniez à un autre, à celui qui est ressuscité des morts, afin que nous portions des fruits pour Dieu.

5 Car, lorsque nous étions dans la chair, les passions des péchés provoquées par la loi agissaient dans nos membres, de sorte que nous portions des fruits pour la mort.

6 Mais maintenant, nous avons été dégagés de la loi, étant morts à cette loi sous laquelle nous étions retenus, de sorte que nous servons dans un esprit nouveau, et non selon la lettre qui a vieilli.

7 Que dirons-nous donc? La loi est-elle péché? Loin de là! Mais je n'ai connu le péché que par la loi. Car je n'aurais pas connu la convoitise, si la loi n'eût dit: Tu ne convoiteras point.

8 Et le péché, saisissant l'occasion, produisit en moi par le commandement toutes sortes de convoitises; car sans loi le péché est mort.

9 Pour moi, étant autrefois sans loi, je vivais; mais quand le commandement vint, le péché reprit vie, et moi je mourus.

10 Ainsi, le commandement qui conduit à la vie se trouva pour moi conduire à la mort.

11 Car le péché saisissant l'occasion, me séduisit par le commandement, et par lui me fit mourir.

12 La loi donc est sainte, et le commandement est saint, juste et bon.

13 Ce qui est bon a-t-il donc été pour moi une cause de mort? Loin de là! Mais c'est le péché, afin qu'il se manifestât comme péché en me donnant la mort par ce qui est bon, et que, par le commandement, il devînt condamnable au plus haut point.

14 Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle; mais moi, je suis charnel, vendu au péché.

15 Car je ne sais pas ce que je fais: je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais.

16 Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par là que la loi est bonne.

17 Et maintenant ce n'est plus moi qui le fais, mais c'est le péché qui habite en moi.

18 Ce qui est bon, je le sais, n'habite pas en moi, c'est-à-dire dans ma chair: j'ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien.

19 Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas.

20 Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n'est plus moi qui le fais, c'est le péché qui habite en moi.

21 Je trouve donc en moi cette loi: quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi.

22 Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l'homme intérieur;

23 mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres.

24 Misérable que je suis! Qui me délivrera du corps de cette mort?...

25 Grâces soient rendues à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur!... Ainsi donc, moi-même, je suis par l'entendement esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché.

Romains 7

Vivre par la grâce

Publié le 10/10/2012 à 10:09 par aucommencement

 

 

 

 

 

Justification par la Loi ou par la Foi en Christ ?

Publié le 29/09/2012 à 15:10 par aucommencement

 

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Justification par la Loi ou par la Foi en Christ ?


La puissance de la Bonne Nouvelle

Romains 1.16-17

16 C'est sans crainte que j'annonce la Bonne Nouvelle : elle est en effet la force dont Dieu se sert pour sauver tous ceux qui croient, les Juifs d'abord, mais aussi les non-Juifs.

17 En effet, la Bonne Nouvelle révèle comment Dieu rend les humains justes devant lui : c'est par la foi seule, du commencement à la fin, comme l'affirme l'Écriture : « Celui qui est juste par la foi, vivra. »

Le jugement de Dieu

Romains 2.12-16

12 Tous ceux qui pèchent sans connaître la loi de Moïse, périront sans subir cette loi ; mais tous ceux qui pèchent en connaissant la loi seront jugés selon cette loi.

13 Car les êtres agréables à Dieu ne sont pas ceux qui se contentent d'écouter la loi, mais ceux qui la mettent en pratique.

14 Quand des étrangers, qui ne connaissent pas la loi de Dieu, la mettent d'eux-mêmes en pratique, c'est comme s'ils la portaient au-dedans d'eux, bien qu'ils ne l'aient pas. 15  Ils prouvent ainsi que la pratique ordonnée par la loi est inscrite dans leur cœur. Leur conscience en témoigne également, ainsi que leurs pensées qui parfois les accusent et parfois les défendent.

16 Voilà ce qui paraîtra au jour où Dieu jugera par Jésus-Christ tout ce qui est caché dans la vie des hommes, comme l'affirme la Bonne Nouvelle que j'annonce.

Les Juifs et la loi

Romains 2.17-29

17 Mais toi, tu portes le nom de Juif, tu t'appuies sur la loi et tu es fier de ton Dieu ;

18 tu connais sa volonté et la loi t'a enseigné à choisir ce qui est bien ;

19 tu crois être un guide pour les aveugles, une lumière pour ceux qui sont dans l'obscurité,

20 un éducateur pour les ignorants et un maître pour les enfants, parce que tu es sûr d'avoir dans la loi l'expression parfaite de la connaissance et de la vérité.

21 Eh bien, toi qui fais la leçon aux autres, pourquoi ne la fais-tu pas à toi-même ? Toi qui prêches qu'on ne doit pas voler, pourquoi voles-tu ?

22 Toi qui interdis l'adultère, pourquoi en commets-tu ? Toi qui détestes les idoles, pourquoi pilles-tu leurs temples ?

23 Tu es fier de la loi, mais tu déshonores Dieu en faisant le contraire de ce qu'ordonne sa loi !

24 En effet, l'Écriture l'affirme : « A cause de vous, les autres peuples se moquent de Dieu. »

25 Si tu obéis à la loi, la circoncision t'est utile ; mais si tu désobéis à la loi, c'est comme si tu n'étais pas circoncis.

26 Et si l'homme qui est incirconcis obéit aux commandements de la loi, Dieu ne le considérera-t-il pas comme s'il était circoncis ?

27 L'homme qui est incirconcis dans sa chair, mais qui obéit à la loi, te jugera, toi qui désobéis à la loi, bien que tu possèdes la loi écrite et que tu sois circoncis.

28 En effet, le vrai Juif n'est pas celui qui l'est seulement en apparence et qui est circoncis seulement de façon visible, dans sa chair.

29 Mais le vrai Juif est celui qui l'est intérieurement, qui est circoncis dans son cœur, d'une circoncision qui dépend de l'Esprit de Dieu et non de la loi écrite. Ce vrai Juif reçoit sa louange non des hommes, mais de Dieu.

[…]

Personne n'est juste

Romains 3.9-12

9 Mais quoi ? Sommes-nous, nous les Juifs, supérieurs aux autres ? Pas du tout ! J'ai déjà démontré que tous, Juifs et non-Juifs, sont également sous la domination du péché.

10 L'Écriture le déclare :

« Il n'y a pas d'homme juste, pas même un seul,

11 il n'y a personne qui comprenne, personne qui recherche Dieu.

12 Tous ont quitté le bon chemin, ensemble ils se sont égarés.

Il n'y a personne qui fasse le bien, pas même un seul.

[…]

Romains 3.19-20

19 Nous savons que tout ce que dit la loi, elle le dit à ceux qui sont soumis à la loi, afin que nul ne puisse ouvrir la bouche pour se justifier et que le monde entier soit reconnu coupable devant Dieu.

20 Car personne ne sera reconnu juste aux yeux de Dieu pour avoir obéi en tout à la loi ; la loi permet seulement de prendre connaissance du péché.

[…]

Romains 3.24-26

24 Mais Dieu, dans sa bonté, les rend justes à ses yeux, gratuitement, par Jésus-Christ qui les délivre du péché.

25-26 Dieu l'a offert comme un sacrifice afin que, par sa mort, le Christ obtienne le pardon des péchés en faveur de ceux qui croient en lui. Dieu a montré ainsi qu'il est toujours juste : il l'était autrefois quand il a patienté et laissé impunis les péchés des hommes ; il l'est dans le temps présent, puisqu'il veut à la fois être juste et rendre justes tous ceux qui croient en Jésus.

[…]

Romains 4.16b

16 Ainsi, la promesse a été faite à cause de la foi, afin que ce soit un don gratuit de Dieu et qu'elle soit valable pour tous les descendants d'Abraham, non pas seulement pour ceux qui obéissent à la loi mais aussi pour ceux qui croient comme Abraham a cru. Abraham est notre père à tous…

Version BFC

http://lire.la-bible.net/

 

 

 

 


La Nouvelle Alliance

Publié le 05/09/2012 à 11:30 par aucommencement

La Nouvelle Alliance


 

Introduction

La Bible est divisée en deux parties qui ont été appelées l’Ancien Testament et le Nouveau Testament. Ces mots proviennent clairement de ce que Dieu dit à Jérémie. « Des jours viendront où je ferai une nouvelle alliance avec la maison d’Israël et avec la maison de Juda ». En français, les mots testament et alliance sont des traductions diversifiées du même mot originel.


La plupart des chrétiens, je crois, vivent sous l’ancienne alliance. Sans nul doute, ils lisent le Nouveau Testament et fondent leurs doctrines à partir de son contenu, mais plusieurs aspects de leur vie et de leur expérience relèvent plus de l’ancienne alliance que de la nouvelle. Une juste compréhension de la différence entre les deux alliances est fondamentale pour parvenir à une croissance spirituelle.


Je pense que la même chose était vraie aux temps bibliques. Beaucoup de croyants au temps du nouveau testament manquèrent de connaître et d’expérimenter la plénitude de la nouvelle alliance que Jésus inaugura par son sang. D’un autre côté, beaucoup de saints de l’ancien testament dépassèrent les privilèges de leur temps et connurent des expériences profondes avec Dieu. Ils marchèrent dans les voies de la Nouvelle Alliance.


Les termes de la Nouvelle Alliance sont mentionnés dans Jérémie, chapitre 31, versets 31 à 34 :« Voici, les jours viennent, » dit l’Éternel, « où je ferai avec la maison d’Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle, non comme l’alliance que je traitai avec leurs pères, le jour où je les saisis par la main pour les faire sortir du pays d’Égypte, alliance qu’ils ont violée, quoique je fusse leur maître, » dit l’Éternel. Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, après ces jours-là, dit l’Éternel: « Je mettrai ma loi au dedans d’eux, je l’écrirai dans leur cœur; et je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. Celui-ci n’enseignera plus son prochain, ni celui-là son frère, en disant: ‘Connaissez l’Éternel!’ Car tous me connaîtront, depuis le plus petit jusqu’au plus grand, » dit l’Éternel; « car je pardonnerai leur iniquité, et je ne me souviendrai plus de leur péché. »


Ce passage extrait de Jérémie est indiqué en totalité dans la Lettre aux Hébreux, chapitre 8, versets 8 à 12. Une grande partie de la Lettre aux Hébreux est en rapport avec le thème de la nouvelle alliance et elle sera précieuse pour la présente étude.


Pourquoi était-il nécessaire pour Dieu de faire une nouvelle alliance ?


La Loi

Dieu fit la première alliance avec le peuple d’Israël quand il le conduisit hors d’Égypte. Cette première alliance était basée sur la loi. Cette loi était résumée par les dix commandements et détaillée dans les livres de l’Exode, du Lévitique, des Nombres et du Deutéronome. Ces livres, tous ensemble avec celui de la Genèse, sont les fondations de l’Ancien Testament et sont connus sous le nom de Torah ou de Loi.


Les lois que Dieu donna par l’intermédiaire de Moïse étaient justes, agréables, et largement supérieures à celles des peuples environnants. Elles étaient strictes de par la nouveauté de leurs normes. La peine de mort était prescrite en cas de sorcellerie, d’adultère, de vol et de maltraitance envers ses parents, et en cas d’autres méfaits aussi bien qu’en cas de meurtre. Toutefois, si ces lois étaient encore en vigueur de nos jours, je ne doute pas qu’elles conduiraient à une société meilleure où le coupable pourrait commencer à craindre tandis que l’innocent pourrait marcher librement dans la rue.


Aussi parfaites que furent ces lois, elles ne conduisirent pas à une nation intègre. Près de 1000 ans après qu’elles furent données, le jugement de Dieu tomba en premier sur Israël puis sur Juda. Ils avaient délaissé les commandements de Dieu et échouèrent totalement à rester sous l’ancienne alliance. En tout premier lieu, ils avaient rompu avec le tout premier commandement pour se tourner et adorer d’autres dieux. Aussi, les Assyriens puis les Babyloniens vinrent dévaster leur pays, ravagèrent Jérusalem et emmenèrent en captivité beaucoup de gens.


Ce fut à ce point critique de l’histoire d’Israël que Jérémie proclama la promesse de Dieu d’établir une nouvelle alliance.


Le problème crucial ne se trouvait pas dans les lois que Dieu avait données. Il réside dans la nature humaine. « Le cœur » dit Jérémie « est tortueux par-dessus tout, et il est méchant » (Jérémie 17 :9). La teneur de la nouvelle alliance est la promesse de Dieu de changer le cœur. « Je mettrai mes lois en eux et je les écrirai sur leur cœur » (31 :33). Tant que le cœur humain est orgueilleux, cupide et idolâtre, il n’y a aucune chance pour qu’il garde les lois de Dieu, quelle que soit l’entraînement à la discipline, l’exhortation ou la répétition. Il y a une loi interne d’intervention qui est en conflit avec les ordonnances de Dieu.


Beaucoup de gens n’ont jamais pris conscience de cela. Ils peuvent expérimenter une conversion authentique, se détourner de leurs mauvaises  habitudes et changer radicalement leur style de vie, et, malgré cela, l'état intérieur de corruption était identique à celui d'avant.


Paul fut spectaculairement converti sur la route de Damas. Sa vie changea complètement de direction. Le zèle qu’il mit auparavant à persécuter les chrétiens commença alors à être mis au service de la prédication de l’évangile. Mais ces problèmes n’étaient pas résolus pour autant. En quelque sorte, ils venaient juste de commencer. Il nous fait part dans Romains, chapitre 7, comment il était angoissé par la loi parce qu’il ne parvenait pas à la respecter. Je ne pense pas qu’il faisait référence aux jours d’avant sa conversion. Je crois que ces combats se déclenchèrent après qu’il eût rencontré Jésus sur le chemin de Damas. Finalement, il trouva la victoire et proclama le triomphe. « La loi de l’esprit de vie en Christ vous a rendu libre de la loi du péché et de la mort. Car ce que la loi ne pouvait faire, Dieu l’a fait… » Dans Romains chapitre 8, Paul décrit le nouveau chemin de victoire qu’il avait découvert.


Qu’est-ce que cela signifie d’avoir la loi de Dieu écrite sur le cœur ? Ce n’est rien moins qu’un changement radical de nature. C’est un miracle surnaturel. Vous pouvez entraîner un chien à mendier et se tenir sur ses pattes arrière et exécuter toutes sortes de trucs. Avec persévérance, vous pouvez même réussir à lui faire des actes contraires à sa nature, mais vous ne pouvez jamais changer sa nature. Cependant, quoique vous fassiez pour qu’il agisse comme un être humain, il restera toujours un chien. Dieu modifie notre nature à tel point que nous agissons en accord avec ses lois. « Il nous a accordé de si grandes et précieuses promesses que par elles nous pouvons devenir participants de sa nature divine, échappant ainsi à la corruption qui est dans le monde au travers de la débauche ». (2 Pierre 1 :4). Un animal ne peut jamais devenir un être humain, mais un humain, par la grâce de Dieu, peut acquérir une nature divine.


Par nature, le cœur de l’homme est corrompu. Beaucoup de facteurs peuvent cacher ce fait fondamental. Une bonne éducation, de bons amis et connaissances, la pression du monde pour donner de soi une image positive ainsi que l’orgueil religieux peuvent tous contribuer à améliorer l’apparence, mais aucun d’eux ne peut changer le cœur. Une nouvelle naissance telle qu’indiquée ci-dessus est la seule chose qui le peut et c’est là le sens de la promesse de la nouvelle alliance.


Enseignants

Après avoir parlé de la loi, Jérémie continue en parlant des enseignants : « Et ils n’enseigneront plus chaque homme, leur frère, disant : ‘Connais le Seigneur’ car tous me connaîtront, du plus petit au plus grand d’entre eux ». Jean confirme cette pensée avec cette affirmation : « Vous n’éprouverez plus le besoin que quelqu’un vous enseigne… Son Esprit Saint vous enseignera toutes choses… » (1 Jean 2 :27).


Fondamentalement, tout enseignement humain provient par nature de l'Ancienne Alliance parce qu'il est extérieur à l'homme. Il est effectué par l’homme et peut seulement influencer l’aspect extérieur. L’enseignement de la nouvelle alliance est fait par le Saint Esprit et touche l’intérieur de l’homme. Jésus dit à ses disciples : « Il est bon pour vous que je m’en aille, car si je ne m’en vais pas, le Consolateur ne pourra pas venir vers vous… J’ai encore beaucoup d’autres choses à vous dire, mais vous ne pouvez les recevoir à présent. Mais quand, Lui, l’Esprit de vérité viendra, il vous guidera dans toute la vérité … » (Jean 16 :7, 12, 13). Jésus essayait de leur faire comprendre que l’enseignement intérieur du Saint-Esprit serait plus profitable pour eux que son propre enseignement qui affectait, comme tout autre enseignement humain, l’extérieur. Même s’il était le meilleur enseignant que le monde n’ait jamais eu, l’enseignement du Saint-Esprit serait préférable. En dépit des apparences, ils étaient alors prêts pour vivre cette transition de l’extérieur vers l’intérieur.


Nous pouvons confronter les paroles de Jésus avec celles de Moïse : « Je sais qu’après ma mort, vous pécherez et vous vous détournerez des voies que je vous ai montrées » (Deutéronome 31 :29). Telle était la situation dans l’ancienne alliance (et celle qui existe de nos jours pour la majorité des chrétiens) ; sans un enseignant et un maître, toutes choses tombent en pièces.


Nous trouvons le même contraste dans la prophétie de Joël, soulignée par Pierre le jour de la Pentecôte : « Il adviendra dans les derniers jours, »   dit Dieu, « que je répandrai mon Esprit sur toute chair… fils, filles, jeunes hommes…vieillards, serviteurs mâles et femelles … ». Chaque individu de toute couche de la société, y compris jusqu’à la servante illettrée est en mesure d’avoir une expérience et une révélation directe, personnelle avec Dieu. La dépendance à de grands leaders ou enseignants est terminée.


La plupart des chefs religieux ont une attitude qui est plus proche, dans l’esprit, des paroles de Moïse : « après ma mort, vous vous corromprez … » que de celles de Jésus : « Il est bon pour vous que je m’en aille ». Ils veulent se sentir indispensables. A moins qu’ils ne se sentent authentiquement concernés par le bien-être de leurs ouailles, bien qu’ils manquent d’une réelle compréhension de ce qu’est la nouvelle alliance, et la foi dans la puissante protection du Saint Esprit. Au pire, ils perdront leur position, leurs revenus et leur sécurité si personne ne dépend d’eux.


Quel est alors le rôle des enseignants dans la Nouvelle Alliance ? Nous trouvons la réponse à cette question dans Éphésiens 4 :11-16. Ce passage catégorise les enseignants en 5 ministères ou services qui sont donnés par le Christ monté aux Cieux à son église – apôtres, prophètes, pasteurs, enseignants et évangélistes. Paul dit que le but de ces ministères est de protéger les nouveaux croyants contre la déception et d’amener le corps de Christ à maturité.


La plupart des nouveaux croyants sont incapables de franchir les étapes mentionnées dans la nouvelle alliance. Beaucoup, à cette époque (comme de nos jours) étaient des païens qui n’avaient même jamais entendu parler de l’ancienne alliance. Ils avaient à se soumettre à la loi que Paul décrivit comme un tuteur pour nous diriger vers Christ. Il souligna ceci par les mots : « Or, aussi longtemps que l’héritier est enfant, je dis qu’il ne diffère en rien d’un esclave, quoiqu’il soit le maître de tout; mais il est sous des tuteurs et des administrateurs jusqu’au temps marqué par le père. » (Galates 4 :1,2).


Le nouveau croyant peut aussi très facilement se laisser aller à la déception. Nous vivons dans le temps où Jésus prédit qu’il y aurait beaucoup de faux prophètes. Le jeune croyant (et beaucoup d’autres qui devraient avoir plus de discernement) a souvent beaucoup de difficultés à démasquer le loup sous l’apparence de l’agneau. Ses sens ne sont pas habitués à discerner. Si nous disposions des 5 ministères des Saintes Écritures œuvrant de manière sensée parmi nous, les fauteurs de trouble ne trouveraient pas leur tâche si aisée. C’est la carence de ces ministères authentiques qui amènent tant de chrétiens à rester à un âge spirituel infantile qui les rend une proie facile pour les faux et fallacieux enseignants.


Les enfants de parents chrétiens sont dans une position similaire. Ils ne peuvent pas encore être dirigés par les principes de la nouvelle alliance. Nous leur apprenons à se discipliner et à appliquer la loi dans leur vie. Même s’ils ont un authentique désir de suivre Jésus, nous ne pouvons les affranchir de la loi et leur permettre de faire ce qu’ils désirent. Ils ne sont pas encore prêts. Ils doivent d’abord apprendre à obéir à une loi extérieure.


Pasteurs et enseignants sont nécessaires pour amener le nouveaux croyant à sortir de l’expérience de l’ancienne alliance pour parvenir à maturité, afin qu’il puisse alors marcher dans la plénitude de la nouvelle alliance. Alors, leur rôle est rempli. Il continuera à se réjouir de partager avec d’autres saints (bien qu’à un niveau plus riche et plus profond qu’auparavant) et il deviendra à son tour enseignant et pasteur de jeunes croyants, mais il n’aura plus besoin lui-même d’enseignant.


Les Saintes Écritures

La loi écrite sur la pierre et détaillée sur le papier fut le fondement de l’ancienne alliance. La loi écrite dans nos cœurs est le fondement de la nouvelle. Dans l’ancienne alliance, les Saintes Écritures donnèrent un jeu de lois et de règles pour la vie quotidienne. Aurons-nous encore besoin des Saintes Écritures dans la nouvelle alliance ? Si c’est le cas, quelle sera leur place ?


Recommençons en posant les mêmes questions à propos de Jésus. Avait-il besoin des Saintes Écritures ? Quelle fut leur place dans sa vie ? Je crois que, pour sa part, la réponse est non. Il n’avait pas besoin des Saintes Écritures. La loi de Dieu était parfaitement écrite dans son cœur. Sa relation avec Son Père avait atteint le point de la perfection et il n’avait nul besoin d’un support extérieur. Ils correspondirent dans une interpénétration sans faille durant toute sa vie. Il cita les Écritures dans son conflit avec Satan dans le désert. J’ignore s’il en avait besoin. Il cita les Écritures dans sa confrontation avec les Pharisiens. Il confirma les Écritures à ses disciples sur la route d’Emmaüs. Je ne doute pas qu’il prenait plaisir aux Saintes Écritures comme il voyait en elles le reflet de sa propre pensée. Il les trouvait « utiles pour enseigner, réprimander, corriger et forger dans la justice » (2 Timothée 3 :16) mais je ne pense pas qu’il en avait besoin pour lui-même.


Jésus est notre Sauveur et Seigneur, et aussi notre modèle et notre exemple. Dieu, notre Père, prévoit que nous devenions comme lui, et dans la plénitude de la nouvelle alliance, nous le serons. C’est une erreur de croire que nous y parviendrons par une lecture assidue des Écritures. Si ce principe ne s’est pas appliqué à Jésus, il ne peut non plus s’appliquer à nous. Il hérita de la nature de son Père céleste, ainsi que nous.


Le fait de lire les Saintes Écritures ne contribuera pas à ce qu’elles soient inscrites dans nos cœurs. Elles peuvent être imprimées dans nos esprits si nous disposons d’une assez bonne mémoire pour les retenir, mais ce n’est pas la même chose. C’est plutôt même le contraire. Quand Dieu aura écrit sa loi dans nos cœurs, nous nous tournerons vers les Saintes Écritures et reconnaîtrons que leur contenu est déjà en nous. Nous les comprendrons alors et nous nous en réjouirons tout comme Jésus le fit. Nous les trouverons alors utiles pour « enseigner, réprimander, corriger et forger dans la justice ». Nous pourrons alors les utiliser pour enseigner et former, pour repousser et dénoncer les œuvres des ténèbres, et pour nous corriger et corriger les autres. Si nous devons être en prison et privés de nos Bibles, il ne fait aucun doute qu’elles ne nous manqueront pas, car nos vies spirituelles n’en dépendront pas. Elles refléteront ce qui est déjà dans nos cœurs, mais elles ne seront pas le moyen par lequel Dieu l’aura fait. Il le fera par son Esprit.


Beaucoup d’incompréhension résulte de l’appellation de la Bible comme la Parole de Dieu ou plus simplement la Parole. La Bible elle-même ne parle pas ainsi. Elle se réfère aux Écritures, ce qui signifie quelque chose de tout à fait différent de ce qu’elle entend par la Parole de Dieu. Si vous doutez de cela, cherchez dans toute la Bible, à l’aide d’une concordance et constatez. Remarquez dans Actes 17 : 11 : « … Ils ont reçu la parole … et sondaient les Écritures … ». La parole ici est clairement différente des Écritures. Aussi, quand nous lisons que la Parole fut faite chair, ce n’était évidemment pas la Bible qui fut faite chair.


Trois autres versets sont fréquemment soulignés comme références bibliques. « L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole de Dieu ». «L’épée de l’esprit qui est la parole de Dieu » -partie de l’armure dans Éphésiens 6-. « La parole de Dieu est vivante et puissante et plus pointue qu’une épée à double tranchant ». Prendre ces versets comme référence aux Écritures est déformer une interprétation de l’ancienne alliance. Croire et enseigner un concept de l’ancienne alliance ne conduira jamais à une expérience de la nouvelle alliance. Nous serons plutôt comme ceux dont Jésus disait : « Malheur à vous, docteurs de la loi! Parce que vous avez enlevé la clef de la science; vous n’êtes pas entrés vous-mêmes, et vous avez empêché d’entrer ceux qui le voulaient » (Luc 11  :52).


Si la Parole de Dieu ne signifie pas la Bible, que veut-elle dire alors ? Si nous nous libérons de nous idées préconçues, nous pouvons commencer à trouver la réponse. Logos en grec a une signification étendue, mais qui tourne autour du concept de parole et de pensée. La parole ou logos de Dieu est tout ce que Dieu dit ou pense. C’est tout message ou pensée qui vienne de Lui. Dieu créa l’univers par la parole. Il parla aux prophètes de l’ancienne alliance et par leur intermédiaire. Il parla à Jésus-Christ et par son intermédiaire. Il parle à son peuple de nos jours et par son intermédiaire. Tout ceci est Sa parole. Quand sa parole nous parvient, elle est la nourriture qui nous donne la vie. Elle est puissante et traverse nos cœurs. Elle est l’épée de l’Esprit. Elle ne retourne pas à vide vers Lui, mais accomplit ce pourquoi Il l’avait envoyée.


S’il vous plait, ne vous méprenez pas. Je ne suis pas en train de contester l’autorité ou l’inspiration des Écritures. Je cherche à clarifier leur place dans la nouvelle alliance. Je désire leur donner la place que Jésus leur donne et celle qu’elles-mêmes se donnent.


J'ai écrit un article séparé sur ce sujet sous le titre Les Saintes Écritures et la Parole de Dieu.


Autres Changements

Quels autres changements se produisent avec la nouvelle alliance ? Alors que nous effectuons cette étude, nous commençons à découvrir une merveilleuse cohérence dans les voies de Dieu. Parfois, c’est tellement simple que nous nous étonnons de ne pas nous en être rendu compte plus tôt. Comme nous l’avons vu, nous avons évolué d’une loi visible, extérieure à une autre, interne et invisible. De la même manière, les enseignants humains, tangibles sont remplacés par l’Esprit de Dieu invisible et intérieur.


Nous allons maintenant poursuivre pour constater que la nouvelle alliance nous apporte beaucoup d’autres changements parallèles et ayant un lien entre eux. Nous commencerons par considérer le nouveau peuple de Dieu.


Un Nouveau Peuple

Au temps de l’ancienne alliance, Dieu choisit un peuple spécifique parmi tous les autres peuples de la terre. Ce fut le peuple d’Israël, les descendants physiques d’Abraham, par l’intermédiaire d’Isaac et de Jacob, connus plus tard sous le nom de Juifs. Jusqu’à ce jour, ils restent le peuple choisi par Dieu selon un ordre naturel. Bien que des gens puissent devenir Juifs par la conversion au Judaïsme, la méthode courante pour devenir membre de ce peuple est la naissance physique par l’intermédiaire d’une mère juive.


Quand le Messie vint en Israël, les dirigeants et la majorité de la population juive le rejetèrent. Plus tard, la majorité fut conduite à rejeter la puissance et le témoignage authentique de la première église. Alors, le jugement de Dieu tomba sur le peuple juif et en 70 après Jésus-Christ, les Romains saccagèrent Jérusalem et éparpillèrent les juifs sur toute la terre. Une souffrance d’ordre physique et un aveuglement spirituel tombèrent tout à la fois sur la race élue pendant presque 1900 ans d’errance de pays à pays sans jamais trouver le repos.


Ce siècle a été témoin d’événements dramatiques sans précédent pour les juifs au moment où leur exil interminable prenait fin et leur aveuglement spirituel commençait à s’estomper. L’holocauste d’Hitler secoua le monde entier et consécutivement la naissance de l’État moderne d’Israël ainsi que sa survie l’étonnèrent.


Les réalisations du peuple Juif ont été sans commune mesure avec l’importance de sa population. Il a donné au monde les Écritures, le communisme et les armes nucléaires. Ses réalisations littéraires, scientifiques et artistiques ont été étonnantes. Tout ceci démontre qu’il s’agit d’un peuple spécial avec un dessein spécifique en Dieu.


Aussi dramatique et merveilleuse qu’est la pensée de la manifestation de la puissance de Dieu en eux, l’Israël naturel demeure rien de plus que le peuple de l’ancienne alliance. Ce fut un grand jour quand Yahweh, à main forte et a bras étendu, a sorti d'Égypte le peuple de l'ancienne alliance. Ce fut un jour plus grand quand Jésus étendit ses bras et perdit son sang pour sortir du péché le peuple de la nouvelle alliance.


L'entrée dans la lignée du peuple de l’ancienne alliance se fait par la naissance naturelle. La naissance spirituelle nous introduit dans la nouvelle alliance. Tous ceux, et seulement ceux-là, qui sont nés de l’Esprit de Dieu font partie de son peuple nouveau. Seule la nouvelle naissance peut nous rendre fils et filles de Dieu. À ce propos, nous devons souligner que ni le baptême ni l’appartenance à un groupe ou une dénomination, ni aucun acte positif que nous avons pu faire, ni la nationalité, ni la couleur ou quoi que ce soit en relation avec l’être humain peut nous faire devenir membre du peuple de la nouvelle alliance. La seule façon est la naissance spirituelle.


Peu de membres de cette nouvelle race spirituelle ont exercé des dons naturels. Dieu a choisi principalement le pauvre et le faible de ce monde. Paul rappelle que « considérez, frères, que parmi vous qui avez été appelés il n’y a ni beaucoup de sages selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles. Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages; Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes » (1 Corinthiens 1 :26-27).


Pourtant, le nouveau peuple de Dieu a des dons et des pouvoirs spirituels. La plupart d’entre eux sont invisibles à l’œil nu et sont cachés à l’esprit humain. Néanmoins, leur véritable bénéfice est beaucoup plus grand. Jusqu’à ce que les Livres des Cieux soient ouverts et leurs secrets dévoilés, les conflits et les batailles spirituels de bien d’hommes et de femmes de Dieu humbles resteront cachés de leur entourage. Seule l’Éternité révélera ce qui a été durablement apporté en bien à l’humanité.


C’est un privilège d’être né naturellement membre de l’ancienne alliance du peuple de Dieu. C’est un plus grand privilège encore d’être né d’en haut, spirituellement, en tant que membre de la nouvelle alliance. Loué soit Dieu qu'il y ait une augmentation croissante de gens nés Juifs, c'est-à-dire appartenant au peuple de l'Ancienne Alliance, puis nés d'en-Haut par le Saint-Esprit, appartenant ainsi au peuple de la Nouvelle Alliance.


Une Nouvelle Prêtrise

Sous la nouvelle alliance, il n’y a pas seulement un nouveau peuple, mais aussi une nouvelle prêtrise. Les prêtres de l’ancienne alliance étaient issus de la tribu de Lévi et de la famille d’Aaron. Ils avaient des obligations clairement définies au Tabernacle et au Temple comme ils étaient des intermédiaires entre Dieu et les hommes. Le chapitre 7 de la lettre aux Hébreux montre clairement que la nouvelle alliance a une nouvelle prêtrise qui est de loin supérieure à l’ancienne. Ce nouvel ordre est appelé l’ordre de Melchisedek et Jésus est le plus haut prêtre.


L’appartenance à la prêtrise de la tribu de Lévi se faisait par filiation naturelle de père en fils. Ce principe n’a pas toujours donné des résultats satisfaisants. De bons pères n’ont pas toujours de bons fils ! Les fils d’Elie étaient grandement corrompus et les fils de Samuel n’étaient guère mieux. L’héritage basé sur la descendance naturelle est incertain. Cependant le fonctionnement de la tribu de Lévi était exploitable et suffisant pour illustrer le concept de la prêtrise, et Dieu l’utilisa jusqu’à ce qu’Il introduise le nouvel ordre de la prêtrise de Melchisedek.


La lettre aux Hébreux 7: 3 décrit Melchisedek comme « sans père, sans mère, sans généalogie, ayant ni commencement ni fin de vie, mais à l’image du Fils de Dieu, il demeure un prêtre éternel ». Jésus entra dans cette nouvelle prêtrise « non d’après la loi d’une ordonnance charnelle, mais selon la puissance d’une vie impérissable » (Hébreux 7 : 16). Il y entra, non parce que son père adoptif, Joseph, en faisait partie, ni parce que un engagement ecclésiastique l’y conduisit ; mais par un rendez-vous donné par Dieu. Il correspondait simplement aux exigences de la fonction de la prêtrise. Son ordination ne fut pas une cérémonie religieuse, mais la proclamation faite par Dieu à son baptême « Ceci est mon fils bien-aimé en qui je prends plaisir », au moment où le Saint-Esprit descendait sur lui sous la forme d’une colombe.


La prêtrise de la tribu de Lévi avait servi son dessein. Les prêtres ecclésiastiques n’ont jamais été plus qu’une imitation contrefaite de ce fonctionnement (bien que beaucoup soient sincères et de grande qualité). Dieu ordonne des prêtres dans la prêtrise de la nouvelle alliance par Melchisedek sur les mêmes bases qu’Il le fit pour leur Grand Prêtre. Il oint avec le Saint-Esprit ceux qu’Il a choisis pour accomplir les tâches qu’Il leur a assignées.


Une Nouvelle Construction

La nouvelle alliance a un peuple nouveau, une nouvelle prêtrise, et aussi une nouvelle construction.


Au point culminant de l’histoire nationale d’Israël, Salomon construisit le premier grand temple. Les armées de David s’étaient montrées partout victorieuses et Salomon bénéficia en conséquence de la paix et de la prospérité. Il concentra ses énergies à construire une maison pour Dieu. Dieu n’avait jamais ordonné cela, bien qu’il eût instruit Moïse à bâtir un tabernacle. Ce fut à partir de l’idée bien intentionnée de David que Dieu donna autorisation à Salomon de la mettre à exécution.


Dieu ne considéra pas ce temple comme une chose importante. Il permit à ce qu’il fut endommagé par un tremblement de terre du temps du Roi Uzziah. Nabuchodonosor le réduit en cendres au temps de la captivité. A leur retour de Babylone, les exilés le reconstruisirent. Antiochus Epiphane le souilla en introduisant à l’intérieur une statue de Jupiter et en offrant des porcs sur l’autel. Il fut reconstruit plus tard par Hérode le Grand et la magnifique architecture intérieure était présente du temps de Jésus.


Les Juifs de ce temps le considéraient avec la plus haute déférence. Jésus, Étienne et Paul furent tous accusés de blasphème à son égard. Alors que les disciples étaient en train de l’admirer, à leur déconvenue, Jésus leur dit :

« Voyez-vous toutes ces grandes bâtisses ? Aucune pierre qui les composent ne sera déposée, toutes tomberont à terre ».


L’intention de Dieu allait au-delà de cette construction pour un autre temple. – un temple de la nouvelle alliance. « Le Très-Haut n’habite pas dans des maisons faites de main d’homme », dit Étienne dans un discours qui le conduisit à devenir le premier martyr pour Jésus. Le plan divin était infiniment plus grand. Son vrai temple devait être fait d’êtres vivants. Il ne souhaitait pas vivre dans de la brique et de la pierre. Le nouveau testament est rempli de ce message: « Vous êtes le temple du Saint-Esprit ». L’idée que Dieu désire une construction spéciale où il puisse être adoré est désormais dépassée. Il prononça son verdict définitif quant au temple terrestre en 70 après Jésus-Christ au moment où les légions romaines accomplissaient à la lettre la prophétie de Jésus disant qu’il ne restera pas de ce temple pierre sur pierre alors qu’ils fouillaient ses fondations à la recherche de l’or caché.


Qu’en est-il de nos bâtisses d’église ? Sur le plan architectural, aucun doute que beaucoup d’entre elles suscitent l’admiration et beaucoup de gens éprouvent à leur égard un attachement émotionnel. Cependant, nous ne pouvons laisser de telles considérations assombrir notre jugement spirituel. Les considérer comme des maisons de Dieu ou comme des lieux saints est renier la nouvelle alliance.

 

Révérer un bâtiment est de l’idolâtrie qui ne peut que conduire à un aveuglement spirituel et à une confusion.


Beaucoup d’églises de villages, ici en Europe, sont bel et bien construites sur des anciens sites de culte païen. Une situation similaire existait du temps de l’Ancien Testament. Tout au long des grandes périodes de l’histoire d’Israël, Yahweh fut adoré sur des hauts lieux, où les païens avaient précédemment offert des sacrifices. Même le prophète Samuel semble l’avoir fait et il ne fait pas de doute que Dieu qui sonde les cœurs accepta son offrande. Beaucoup de rois justes de Juda dans les derniers temps permirent à cette pratique de perdurer. Le roi Ézechias s’éleva au-dessus des pratiques de ses ancêtres et fit détruire ces hauts lieux. Le verdict de Dieu « … après lui, il n’y eut personne comme lui parmi tous les rois de Juda, ni parmi ceux vinrent avant lui. Car il se cramponna au Seigneur … et le Seigneur fut avec lui… » (2 Rois 18 : 5-7).


Fêtes Nouvelles

Pour les fêtes, nous trouvons les mêmes principes que nous avons déjà rencontrés. Dieu ordonna les fêtes de l’ancienne alliance. Les principales furent la Pâque, la Pentecôte et la fête des Tabernacles. Par l’intermédiaire de Moïse, il ordonna aux Israélites de monter 3 fois par an à Jérusalem pour les observer. Observer fidèlement ces fêtes, demandait beaucoup de temps, d’efforts et de dépenses, et pendant plusieurs siècles elles furent largement oubliées. Les rois Ézechias et Josias, et plus tard Ezra le scribe, ranimèrent ces fêtes et instruisirent le peuple afin qu’il les observe.


Jésus avait quelque chose de mieux à offrir. Il les amena dans l’accomplissement de la nouvelle alliance. Paul fait référence à ceci par ces mots : « Christ notre Pâque fut sacrifié pour nous, cependant conservons la Fête, non pas avec l’ancienne levure, la levure de malice et de méchanceté, mais avec le pain sans levure, le pain de la sincérité et de la vérité ». (1 Corinthiens 5 :7-8). Progressivement, les premiers disciples de Jésus abandonnèrent les fêtes, après qu’ils eurent découvert de bien meilleures compensations intérieures. J’ai développé ce sujet dans l’article Les Fêtes d’Israël.

L’église structurée, tout particulièrement après son établissement par l’empereur Romain Constantin, perdit de vue les réalités spirituelles de la nouvelle alliance et retourna aux fêtes païennes sacrificielles qui ne furent jamais ordonnées par Dieu. Noël, Pâques et autres fêtes du calendrier de l’église ont toutes leur origine dans les anciennes religions païennes. (J’ai développé ce sujet dans l’article Christmas and other Festivals in the Old Covenant, New Covenant and Church ».)


Un Nouveau Sabbat

Comme pour les fêtes, il en va ainsi du Sabbat. Dieu désigna le jour du Sabbat comme une alliance solennelle entre lui et le peuple d’Israël. Le Sabbat était le 7ème jour de la semaine qui tombait le Samedi. L’auteur de la Lettre aux Hébreux montra clairement que le Sabbat fait allusion à un repos spirituel, complètement séparé des autres jours de la semaine. Il en parla par ces mots :

« Il y a donc un repos de sabbat réservé au peuple de Dieu. … Efforçons-nous donc d’entrer dans ce repos, afin que personne ne tombe en donnant le même exemple de désobéissance » (Hébreux 4 : 9, 11).


Une fois encore, l’église après avoir obtenu l’approbation des hommes et perdu la faveur de Dieu, retourna au paganisme quant à son inspiration et adopta le dimanche comme jour spécial pour l’observance. J’ai développé cela sous le titre Sabbath Rest.


Conclusions

Nous avons pris en compte la loi, les enseignants, les Écritures, le peuple, les prêtres, les constructions, les fêtes et le Sabbat. Dans tous ces aspects, nous pouvons voir les mêmes caractéristiques : un commandement de l’ancienne alliance, un accomplissement de la nouvelle alliance et une contrefaçon de l’église.


Il y eut d'authentiques enseignants de l'ancienne alliance, puis la glorieuse réalité de l'enseignement intérieur, puis l'enseignement hiérarchique religieux de contrefaçon avec ses nombreuses et variées manifestations. Dieu donna une bonne et juste loi à Son peuple, suivie par la merveilleuse réalité d’une loi intérieure écrite sur les cœurs. Puis, tristement, nous assistons pendant des siècles à un retour à des lois humaines, à des rituels et à des livres de prière qui ne furent jamais inspirés par Dieu. Nous trouvons un peuple de l’ancienne alliance descendant d’Abraham, par Isaac et Jacob, un peuple de la nouvelle alliance né de l’Esprit de Dieu, et un peuple de la contrefaçon fondé sur le baptême ou l’appartenance à une église. Nous voyons les prêtres lévitiques, les prêtres de Melchisedek et les prêtres ecclésiastiques. Il y eut un tabernacle de l’ancienne alliance et puis le temple, un temple de la nouvelle alliance fait de pierres vivantes qui, de loin, le surpassait, et puis les constructions païennes se voulant être les maisons de Dieu. Nous avons les ombres des fêtes du Lévitique, les réalités de la nouvelle alliance, et les fêtes païennes de contrefaçon. Enfin, nous avons un Sabbat de l’ancienne alliance, un repos spirituel de la nouvelle alliance, et un Dimanche de l’église païenne.


Jésus inaugura la nouvelle alliance par son sang. Beaucoup de ses premiers disciples répandirent leur sang pour avoir le privilège de marcher dans ses voies. La lettre aux Hébreux fut principalement écrite pour les fortifier dans leur combat. Elle abonde en avertissements pour ceux qui veulent retourner à l’ancienne alliance. Chaque chapitre est pertinemment en lien avec le présent sujet. Laissez-moi terminer en citant les versets 18 à 24 du chapitre 12 :

« Vous ne vous êtes pas approchés d’une montagne qu’on pouvait toucher et qui était embrasée par le feu, … Mais vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, des myriades qui forment le chœur des anges, de l’assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux, du juge qui est le Dieu de tous, des esprits des justes parvenus à la perfection, de Jésus qui est le médiateur d’une nouvelle alliance, et du sang de l’aspersion qui parle mieux que celui d’Abel. Gardez-vous de refuser d’entendre celui qui parle ».

 

Source : http://www.growthingod.org.uk/nouvalli.htm

 


Article complémentaire

Dieu n’a pas donné la loi pour que nous l’observions mais pour que nous l’enfreignons

http://nee-lee.over-blog.com/article-dieu-n-a-pas-donne-la-loi-pour-que-nous-l-observions-mais-pour-que-nous-l-enfreignions-71183742.html

 

 

 

 

Sommes-nous libérés de la Loi ?

Publié le 30/07/2012 à 09:54 par aucommencement

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Sommes-nous libérés de la Loi ?

B42

Article de Henri Viaud-Murat.

 

 

Reproduction autorisée, pourvu qu’elle soit intégrale, et que la source soit indiquée.


La Loi de Dieu est éternelle. Elle est établie dans les cieux. Les Chrétiens sont-ils soumis à la Loi, tout au moins partiellement, ou en ont-ils été complètement libérés ? De la réponse à cette question dépend notre marche chrétienne.


Voici ce que le Seigneur Jésus a dit :

“Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé. Celui donc qui supprimera l’un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux ; mais celui qui les observera, et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux. Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux” (Matthieu 5 : 17-20).


Comment concilier ces paroles avec le fait que d’autres enseignements du Nouveau Testament nous affirment que les Chrétiens ont été libérés de la Loi ? Nous devons donc replacer ces paroles du Seigneur Jésus dans le contexte de l’ensemble de la Parole de Dieu. Le Seigneur S’adressait à Ses disciples, qui, à ce moment-là, étaient tous Juifs, et n’avaient connu ni la croix ni la Pentecôte. L’Eglise n’était pas encore instituée.


Adam et Eve étaient saints et justes jusqu’au moment de leur désobéissance, qui les a plongés dans la mort et la malédiction. Depuis la chute, le Seigneur a cherché à faire retrouver aux hommes cette justice qu’ils avaient perdue. Mais, pour cela, il était nécessaire qu’Il envoie Son Fils Jésus, afin d’expier nos péchés sur la croix, pour que tous ceux qui croient en Lui reçoivent, non seulement le pardon de leurs péchés, mais une nouvelle nature spirituelle revêtue de la justice de Dieu.


En attendant la venue de Jésus, les hommes restaient soumis à la loi de péché et de mort. Leur nature de péché ne cessait de produire ses mauvais fruits, et il était nécessaire que les hommes prennent pleinement conscience du caractère foncièrement mauvais et irrécupérable de cette nature de péché. Tant que le péché n’avait pas atteint son comble, les hommes ne pouvaient pas être vraiment conscients qu’ils avaient besoin d’un Sauveur.


Les saints de l’Ancien Testament pouvaient recevoir le pardon de leurs péchés par la grâce et par la foi, comme Abraham, mais il ne leur était pas possible de marcher pleinement par l’esprit, dans une complète victoire sur le péché. Jésus n’était pas encore venu, la croix n’avait pas encore été révélée, le Saint-Esprit n’avait pas été répandu et ne pouvait pas demeurer en permanence à l’intérieur des saints.


Dieu a donc commencé par choisir un homme fidèle et obéissant, auquel Il a promis que la terre entière serait bénie par sa descendance. Cet homme s’appelait Abraham. Grâce à la foi de cet homme, Dieu lui a imputé Sa justice.

 

Voici la promesse faite par Dieu à Abraham :

“Lorsque Abram fut âgé de quatre-vingt-dix-neuf ans, l’Eternel apparut à Abram, et lui dit : Je suis le Dieu tout-puissant. Marche devant ma face, et sois intègre. J’établirai mon alliance entre moi et toi, et je te multiplierai à l’infini. Abram tomba sur sa face ; et Dieu lui parla, en disant : Voici mon alliance, que je fais avec toi. Tu deviendras père d’une multitude de nations. On ne t’appellera plus Abram ; mais ton nom sera Abraham, car je te rends père d’une multitude de nations. Je te rendrai fécond à l’infini, je ferai de toi des nations ; et des rois sortiront de toi. J’établirai mon alliance entre moi et toi, et tes descendants après toi, selon leurs générations : ce sera une alliance perpétuelle, en vertu de laquelle je serai ton Dieu et celui de ta postérité après toi” (Genèse 17 : 1-7).


Plus tard, Dieu renouvelle Sa promesse :

“L’ange de l’Eternel appela une seconde fois Abraham des cieux, et dit : Je le jure par moi-même, parole de l’Eternel ! parce que tu as fait cela, et que tu n’as pas refusé ton fils, ton unique, je te bénirai et je multiplierai ta postérité, comme les étoiles du ciel et comme le sable qui est sur le bord de la mer ; et ta postérité possédera la porte de ses ennemis. Toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité, parce que tu as obéi à ma voix” (Genèse 22 : 15-18).


La terre entière devait être bénie par la venue d’un Sauveur, qui devait être issu de la descendance d’Abraham, et qui devait permettre à ceux qui croiraient en Lui de recevoir la justice parfaite de Dieu.


Quatre cent trente ans plus tard, sur la Montagne du Sinaï, Dieu donna Sa Loi à Moïse, afin de garder le peuple de Dieu sous une discipline nécessaire, en attendant la venue de Celui par Lequel allait s’accomplir la bénédiction promise à Abraham. Voici comment Paul explique la nécessité de la Loi :

“Pourquoi donc la loi ? Elle a été donnée ensuite à cause des transgressions, jusqu’à ce que vînt la postérité à qui la promesse avait été faite ; elle a été promulguée par des anges, au moyen d’un médiateur. Or, le médiateur n’est pas médiateur d’un seul, tandis que Dieu est un seul. La loi est-elle donc contre les promesses de Dieu ? Loin de là ! S’il eût été donné une loi qui pût procurer la vie, la justice viendrait réellement de la loi. Mais l’Ecriture a tout renfermé sous le péché, afin que ce qui avait été promis fût donné par la foi en Jésus-Christ à ceux qui croient. Avant que la foi vînt, nous étions enfermés sous la garde de la loi, en vue de la foi qui devait être révélée. Ainsi la loi a été comme un pédagogue pour nous conduire à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi. La foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce pédagogue. Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ” (Galates 3 : 19-26).


Le but de Dieu était de rendre justes les hommes tombés sous la domination de la loi du péché et de la mort. Ils ne pouvaient être justifiés que par la foi en Jésus-Christ. En attendant la venue de Jésus, Dieu a donné Sa Loi, afin de maintenir les hommes pécheurs sous une stricte discipline, et de leur donner un pédagogue pour les conduire à Christ. La foi en Christ étant venue, nous n’avons plus besoin de ce pédagogue.


La Loi aurait pu nous justifier, s’il nous avait été possible d’obéir parfaitement à ses 613 commandements. Mais l’homme déchu, contrôlé par la puissance de péché et de mort, était incapable d’observer toute la Loi. Seul le Seigneur Jésus, né sans péché, l’a fait.


Quand Jésus parle de la Loi, Il parle, bien entendu, de la Loi de Dieu, mais plus précisément de la Loi de Moïse. Dieu exigeait que l’homme observe Sa Loi, et le Fils de Dieu ne pouvait faire autrement que l’exiger aussi. Il savait très bien que l’homme était incapable d’obéir à la Loi. Mais il fallait que la Loi accomplisse parfaitement son œuvre, qui était de révéler pleinement le péché de l’homme, et son incapacité d’obéir.


Dans un autre passage célèbre, Paul explique le rôle de la Loi :

“C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché, car jusqu’à la loi le péché était dans le monde. Or, le péché n’est pas imputé, quand il n’y a point de loi. Cependant la mort a régné depuis Adam jusqu’à Moïse, même sur ceux qui n’avaient pas péché par une transgression semblable à celle d’Adam, lequel est la figure de celui qui devait venir. Mais il n’en est pas du don gratuit comme de l’offense ; car, si par l’offense d’un seul il en est beaucoup qui sont morts, à plus forte raison la grâce de Dieu et le don de la grâce venant d’un seul homme, Jésus-Christ, ont-ils été abondamment répandus sur beaucoup. Et il n’en est pas du don comme de ce qui est arrivé par un seul qui a péché ; car c’est après une seule offense que le jugement est devenu condamnation, tandis que le don gratuit devient justification après plusieurs offenses. Si par l’offense d’un seul, la mort a régné par lui seul, à plus forte raison ceux qui reçoivent l’abondance de la grâce et du don de la justice régneront-ils dans la vie par Jésus-Christ lui seul. Ainsi donc, comme par une seule offense la condamnation a atteint tous les hommes, de même par un seul acte de justice la justification qui donne la vie s’étend à tous les hommes. Car, comme par la désobéissance d’un seul homme, beaucoup ont été rendus pécheurs, de même par l’obéissance d’un seul beaucoup seront rendus justes. Or, la loi est intervenue pour que l’offense abondât, mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé, afin que, comme le péché a régné par la mort, ainsi la grâce régnât par la justice pour la vie éternelle, par Jésus-Christ notre Seigneur” (Romains 5 : 12-21).


Avant la venue de la Loi, le péché était dans le monde, et continuait à produire la mort. Mais le péché n’était pas imputé, car il n’y avait pas de Loi. Quand il n’y a pas de Loi, le coupable ne peut pas être puni de la même manière que quand il y a une Loi. La Loi de Dieu est intervenue pour que le péché abonde, afin que l’homme réalise son état et comprenne qu’il avait besoin de la grâce surabondante de Dieu pour être pardonné et justifié.


“Car, lorsque nous étions dans la chair, les passions des péchés provoquées par la loi agissaient dans nos membres, de sorte que nous portions des fruits pour la mort. Mais maintenant, nous avons été dégagés de la loi, étant morts à cette loi sous laquelle nous étions retenus, de sorte que nous servons dans un esprit nouveau, et non selon la lettre qui a vieilli. Que dirons-nous donc ? La loi est-elle péché ? Loin de là ! Mais je n’ai connu le péché que par la loi. Car je n’aurais pas connu la convoitise, si la loi n’eût dit : Tu ne convoiteras point. Et le péché, saisissant l’occasion, produisit en moi par le commandement toutes sortes de convoitises ; car sans loi le péché est mort. Pour moi, étant autrefois sans loi, je vivais ; mais quand le commandement vint, le péché reprit vie, et moi je mourus. Ainsi, le commandement qui conduit à la vie se trouva pour moi conduire à la mort. Car le péché saisissant l’occasion, me séduisit par le commandement, et par lui me fit mourir. La loi donc est sainte, et le commandement est saint, juste et bon. Ce qui est bon a-t-il donc été pour moi une cause de mort ? Loin de là ! Mais c’est le péché, afin qu’il se manifestât comme péché en me donnant la mort par ce qui est bon, et que, par le commandement, il devînt condamnable au plus haut point” (Romains 7 : 5-13).


La Loi a stimulé les passions des péchés dans les membres de l’homme pécheur, de sorte qu’il a porté des fruits abondants pour la mort. Il fallait que l’homme prenne conscience de sa nature de péché, et c’est l’une des fonctions de la Loi : qu’elle fasse comprendre à l’homme pécheur qu’il est condamnable au plus haut point devant Dieu, et qu’il a donc besoin d’être pardonné et sauvé.

L’homme pécheur devait comprendre qu’il avait en lui, dans sa chair, une loi implacable de péché et de mort qui rendait la Loi de Dieu sans force, et qu’il avait besoin d’une loi supérieure, celle de la foi et de l’esprit de vie en Jésus-Christ, pour être libéré de la loi de péché et de mort qui était en lui.


Ainsi, la puissance du péché, c’est la Loi de Dieu (1 Cor. 15 : 56). C’est la Loi qui stimule le péché dans l’homme pécheur. La Loi de Dieu est bonne, agréable et parfaite. Mais elle n’a pas été donnée pour justifier les hommes, ni pour les mener à la perfection. Au contraire, elle a été donnée pour que l’homme réalise son iniquité et son imperfection congénitale et irrémédiable. Il fallait que l’homme comprenne qu’il devait passer par une nouvelle naissance spirituelle, pour entrer dans le Royaume de Dieu. Le pécheur a besoin d’entendre la Loi, avant de recevoir la grâce ! Si on lui prêche trop tôt la grâce, il n’a qu’une conviction de péché superficielle. C’est quand il est profondément convaincu de péché par la Loi qu’il peut être mis en présence de la grâce.


S’il avait été possible que l’homme pécheur soit justifié par l’obéissance à la Loi, il n’aurait pas été nécessaire que Christ vienne mourir sur la croix, et Il serait donc mort en vain.


“Néanmoins, sachant que ce n’est pas par les œuvres de la loi que l’homme est justifié, mais par la foi en Jésus-Christ, nous aussi nous avons cru en Jésus-Christ, afin d’être justifiés par la foi en Christ et non par les œuvres de la loi, parce que nulle chair ne sera justifiée par les œuvres de la loi.” (Galates 2 : 16).

“Car si la justice s’obtient par la loi, Christ est donc mort en vain” (Galates 2 : 21).


Christ est la fin de la Loi.

“Et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce pour grâce ; car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ” (Jean 1 : 16-17).


“Sachez donc, hommes frères, que c’est par lui que le pardon des péchés vous est annoncé, et que quiconque croit est justifié par lui de toutes les choses dont vous ne pouviez être justifiés par la loi de Moïse” (Actes 13 : 38-39).

Déjà avant la Loi de Moïse, Abraham avait été justifié par la foi, et non par les œuvres.


“Que dirons-nous donc qu’Abraham, notre père, a obtenu selon la chair ? Si Abraham a été justifié par les œuvres, il a sujet de se glorifier, mais non devant Dieu. Car que dit l’Ecriture ? Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice” (Romains 4 : 1-3).


C’est ainsi que Dieu fit alliance avec Abraham, et que la terre entière devait être au bénéfice de cette alliance, par Jésus-Christ. La Loi de Moïse a été donnée par la suite, mais n’a été qu’une parenthèse. Personne ne pouvait être justifié par les œuvres de la Loi, car la chair la rendait sans force. Dieu nous a donc fait grâce, en nous envoyant Son Fils Jésus-Christ. C’est par Lui que nous pouvons à présent être justifiés de tout ce dont nous ne pouvions pas être justifiés par la Loi. La Loi produit la colère de Dieu, mais la foi en Christ conduit à la justification.


“Car nul ne sera justifié devant lui par les œuvres de la loi, puisque c’est par la loi que vient la connaissance du péché. Mais maintenant, sans la loi est manifestée la justice de Dieu, à laquelle rendent témoignage la loi et les prophètes, justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ pour tous ceux qui croient. Il n’y a point de distinction. Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu ; et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ” (Romains 3 : 20-24).


“Je leur rends le témoignage qu’ils ont du zèle pour Dieu, mais sans intelligence : ne connaissant pas la justice de Dieu, et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu ; car Christ est la fin de la loi, pour la justification de tous ceux qui croient” (Romains 10 : 2-4).


Si Christ est la fin de la Loi, pour la justification de tous ceux qui croient, c’est parce que tous ceux qui croient à Jésus meurent à la Loi en Lui. En effet, la Loi pouvait être comparée à un mari très exigeant que son épouse imparfaite ne parvenait jamais à satisfaire. Le Seigneur a fait passer cette épouse malheureuse par la mort, pour qu’elle échappe à la tyrannie de son mari, et l’a ressuscitée à une vie nouvelle, pour la prendre ensuite comme Son Epouse sainte.


“De même, mes frères, vous aussi vous avez été, par le corps de Christ, mis à mort en ce qui concerne la loi, pour que vous apparteniez à un autre, à celui qui est ressuscité des morts, afin que nous portions des fruits pour Dieu. Car, lorsque nous étions dans la chair, les passions des péchés provoquées par la loi agissaient dans nos membres, de sorte que nous portions des fruits pour la mort. Mais maintenant, nous avons été dégagés de la loi, étant morts à cette loi sous laquelle nous étions retenus, de sorte que nous servons dans un esprit nouveau, et non selon la lettre qui a vieilli” (Romains 7 : 4-6).


Ceux qui veulent obéir à la Loi s’efforcent de servir Dieu selon la lettre. Tandis que ceux qui sont passés par la mort et la résurrection en Jésus-Christ peuvent Le servir dans un esprit nouveau, et porter le bon fruit de l’Esprit. Ils peuvent être dégagés de l’emprise de la loi de péché et de mort qui est dans la chair, pour marcher dans l’esprit, à l’image de Christ qui vit en eux.


En fait, la Loi nous a conduits à la mort, afin que nous puissions revivre en Christ, et servir Dieu dans un esprit nouveau. La Loi nous a convaincus de notre impossibilité d’obéir parfaitement à Dieu, à cause de la puissance de la chair de péché. Dieu nous a donc fait mourir au péché, à la chair, à Satan, au monde, mais aussi à la Loi, afin de renaître à une vie nouvelle, celle de l’Esprit ! Dans cette vie nouvelle, nous pouvons marcher par la foi et par l’esprit, car nous avons la victoire sur la chair par la croix. Nous n’avons plus besoin de la Loi pour obéir, car l’esprit nous permet de manifester la perfection de Christ dans notre nature nouvelle.


“Car c’est par la loi que je suis mort à la loi, afin de vivre pour Dieu. J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi” (Galates 2 : 19-20).


En effet, la Loi n’est pas faite pour le juste, mais pour le pécheur.


“Nous n’ignorons pas que la loi est bonne, pourvu qu’on en fasse un usage légitime, sachant bien que la loi n’est pas faite pour le juste, mais pour les méchants et les rebelles, les impies et les pécheurs, les irréligieux et les profanes, les parricides, les meurtriers, les impudiques, les infâmes, les voleurs d’hommes, les menteurs, les parjures, et tout ce qui est contraire à la saine doctrine” (1 Timothée 1 : 8-10).


Sans Christ, nous sommes des pécheurs par nature. En Christ, nous devenons justes et saints par nature, et nous n’avons plus besoin de la Loi, pourvu que nous marchions dans l’esprit nouveau que nous avons reçu ! Ceux qui marchent selon la chair restent sous la malédiction de la Loi.


Si tous les hommes étaient bons, justes et saints, remplis d’amour et de pureté, nous pourrions abolir toutes nos lois, et nous n’aurions plus besoin de justice, de prisons, de police et d’armée ! Dans le Ciel, ceux qui sont sauvés n’ont besoin d’aucune Loi ! Il doit en être de même dans l’Eglise qui marche par l’esprit !

L’apôtre Paul était très sévère envers ceux qui avaient commencé par l’esprit et par la foi, mais qui étaient retombés sous la Loi.


“C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude. Voici, moi Paul, je vous dis que, si vous vous faites circoncire, Christ ne vous servira de rien. Et je proteste encore une fois à tout homme qui se fait circoncire, qu’il est tenu de pratiquer la loi tout entière. Vous êtes séparés de Christ, vous tous qui cherchez la justification dans la loi ; vous êtes déchus de la grâce” (Galates 5 : 1-4).


Il est donc toujours possible, une fois que nous avons été affranchis par la foi en Jésus-Christ, de nous laisser mettre à nouveau sous le joug de la servitude. Ce joug dont parle Paul ici, c’est le joug de la Loi. Les Galates essayaient à nouveau d’atteindre la justice de Dieu en obéissant à des lois et des règlements. Ils étaient donc déchus de la grâce qui est en Christ, et Paul leur dit même qu’ils étaient “séparés de Christ.” Cela signifie que la vie de Christ, qui était pourtant présente dans leur esprit régénéré, ne pouvait plus les atteindre pour diriger pleinement leur vie et leur comportement.


Ceux qui sont conduits par l’esprit ne sont plus sous la Loi, car l’Esprit de Dieu qui est en eux les conduit naturellement dans une obéissance de cœur à la Parole de Dieu.


“Frères, vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair ; mais rendez-vous, par la charité, serviteurs les uns des autres” (Galates 5 : 13).


Paul s’adressait à des Galates qui étaient passés par la nouvelle naissance spirituelle, mais qui avaient rétrogradé dans la vie de la chair.


Est-il possible, pour un enfant de Dieu né de nouveau, de faire de leur liberté en Christ un prétexte de vivre selon la chair ? Certainement ! Car, sinon, à quoi servirait cette exhortation de Paul, s’il n’était pas possible qu’un enfant de Dieu retombe dans la chair ?


“Car toute la loi est accomplie dans une seule parole, dans celle-ci : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Mais si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde que vous ne soyez détruits les uns par les autres. Je dis donc : Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair” (Galates 5 : 14-16).


Si Paul exhorte les Galates à ne plus se mordre et se dévorer les uns les autres, c’est qu’il est possible à des Chrétiens nés de nouveau de se mordre et de se dévorer, s’ils laissent la chair les contrôler ! La seule manière de ne pas laisser la chair nous contrôler est de la garder soumise en permanence à la puissance de la croix, et de marcher par l’esprit !


Un Chrétien qui se remet sous la Loi ne peut que se remettre sous la domination de la chair, car la Loi stimule la chair et le péché. Le légalisme stimule en réalité la rébellion et le péché ! La Loi ne peut pas crucifier la chair. Seule la croix peut crucifier la chair. C’est pour cela que nous aussi, nous pouvons crucifier la chair de manière pratique, par la foi. Ainsi, la chair n’est plus un obstacle à la manifestation de la vie de l’esprit en nous ! La chair reste présente dans nos membres, mais elle est réduite à l’impuissance par la puissance de la croix, et ne nous souille plus par ses œuvres mauvaises.


Notre corps physique peut donc, malgré la présence de la chair en lui, devenir un instrument parfait de la justice de Dieu, si nous marchons par l’esprit, dans la foi en l’œuvre de Christ. Mais nous devons rester dans la foi à chaque instant.


“Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair ; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez. Si vous êtes conduits par l’Esprit, vous n’êtes point sous la loi” (Galates 5 : 17-18).


Les désirs de la chair et ceux de l’esprit s’opposent en nous. Nous devons cesser de nous identifier aux désirs de la chair, pour nous identifier aux désirs de l’esprit. Si nous sommes identifiés aux désirs de la chair en nous, alors les désirs de la chair deviennent les nôtres. Nous ne nous rendons plus compte que ces désirs ne viennent pas de notre être spirituel régénéré, mais qu’ils viennent d’une autre source, de la chair. Nous croyons que ces désirs viennent de nous, parce que la chair a réussi à nous tromper. Nous ne soumettons pas ces désirs charnels à un examen attentif, à la lumière de la Parole de Dieu et du Saint-Esprit, pour discerner quelle est leur origine.


C’est pour cela que Paul leur explique que les désirs de la chair sont contraires à ceux de l’esprit, “afin que vous ne fassiez pas ce que vous voudriez.” Les Galates étaient conscients qu’il y avait en eux des désirs de l’esprit, mais ils restaient identifiés aux désirs de la chair, qui étaient devenus “leurs désirs.” Seuls les désirs de l’esprit en eux les empêchaient de se livrer à leurs désirs charnels.


Mais, pour avoir pleinement la victoire sue ces désirs charnels, ils devaient comprendre l’œuvre de la croix et apprendre à marcher par l’esprit.


Il ne faut pas déduire de ce verset que les Chrétiens ont deux natures, une bonne et une mauvaise. Au contraire, il faut réaliser que nous n’avons qu’une seule nature, la nouvelle nature sainte et juste que Dieu a créée en nous à notre nouvelle naissance, mais que nos pensées et nos désirs peuvent être séduits et corrompus par les pensées et les désirs de la chair, au point de finir par croire que ces pensées et ces désirs sont les nôtres, ce qui ne peut manquer de nous lier à la chair.


La seule chose qui peut alors nous délier et nous affranchir, c’est la Vérité de la Parole de Dieu. Il faut que nous prenions le temps d’examiner, à la lumière du Saint-Esprit, si les désirs et les pensées qui se manifestent au niveau de notre âme sont conformes à la Parole de Dieu. Une fois que nous sommes éclairés, nous pouvons renoncer, par la foi, à ces pensées et ces désirs charnels, et nous laisser diriger par l’esprit.


Si nous n’examinons pas attentivement les pensées et les désirs charnels qui se manifestent à nous, ils risquent de nous séduire et de nous convaincre qu’ils sont légitimes. Nous allons nous identifier à ces pensées et ces désirs charnels, qui vont alors produire en nous les œuvres de la chair.


C’est pour cette raison que Paul appelle les Chrétiens à renouveler leur intelligence. L’intelligence fait partie de l’âme. Notre intelligence peut s’ouvrir aux pensées de la chair, qui s’incrustent alors dans notre âme, et la souillent. Le renouvellement de l’intelligence consiste à remplacer les pensées charnelles par les pensées de l’esprit, qui nous viennent de Dieu. Notre âme peut ainsi être sanctifiée et purifiée, jusqu’à être parfaitement pure, à l’image de notre esprit.


“Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait” (Romains 12 : 2).


Paul exhortera de même les Ephésiens “à être renouvelés dans l’esprit de votre intelligence” (Eph. 4 : 23). Cela signifie que l’esprit qui animait notre intelligence doit changer. Auparavant, c’était la chair qui inspirait notre intelligence. A présent, la source d’inspiration doit changer, et c’est notre esprit qui doit inspirer notre intelligence.


Il y a donc deux sources spirituelles qui sont actives en nous, celle de la chair, et celle de l’esprit. Il faut fermer la source de la chair, et ouvrir pleinement celle de l’esprit.


Si nous n’avons pas veillé sur nos pensées et nos sentiments, et si nous avons laissé la chair nous contrôler, nous pourrons toutefois exercer notre discernement ultérieurement, au niveau de notre comportement, pour savoir si les œuvres que nous produisons sont celles de la chair ou celles de l’esprit. Il aurait mieux valu que nous exercions notre discernement avant que ces œuvres se manifestent. Mais nous pouvons toujours nous rattraper, en discernant si notre comportement est juste ou non devant Dieu. Là encore, nous sommes éclairés par la Parole de Dieu et par le Saint-Esprit.


“Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution, l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l’envie, l’ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d’avance, comme je l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point le royaume de Dieu. Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance ; la loi n’est pas contre ces choses” (Galates 5 : 19-23).


Paul donne ici une liste (non exhaustive) des œuvres de la chair et des aspects du fruit de l’esprit. Cette liste n’est pas destinée à nous faire apprendre par cœur une sorte de “check-list” pour essayer de produire artificiellement le fruit de l’esprit, et de lutter contre les œuvres de la chair par notre propre volonté, ou en nous imposant une loi. Mais il veut nous aider à qualifier ce qui se produit au niveau de notre comportement pratique, pour que nous réalisions plus facilement si nous sommes conduits par la chair ou par l’esprit.


Nous voyons aussi que la Loi n’est pas contre le fruit de l’esprit. Le fruit de l’esprit est en accord avec la Loi de Dieu. Mais ce n’est pas la Loi qui permet de produire le fruit de l’esprit, c’est la foi ! C’est par la Loi que nous sommes morts à la Loi, afin de vivre pour Dieu par la foi, c’est-à-dire par l’esprit !


“Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions” (Ephésiens 2 : 8-10).


Le don de la grâce de Dieu en Jésus-Christ a été de nous sauver, par le moyen de la foi. Et cette foi doit produire en nous les œuvres correspondantes, qui sont celles de l’esprit. Tandis que celui qui s’attache aux œuvres de la Loi est encore sous la malédiction. Il ne peut que produire les œuvres de la chair et se glorifier de ses efforts inutiles, sans jamais atteindre la perfection de la foi.


“Mais maintenant, en Jésus-Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ. Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié, ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions” (Ephésiens 2 : 13-15).


L’inimitié a été anéantie par la mort de Christ. Jésus, par sa chair, a anéanti la Loi des ordonnances dans ses prescriptions ! Il a anéanti la Loi en nous faisant mourir à la Loi ! La Loi subsiste dans les cieux, mais elle est anéantie pour nous, parce que nous sommes morts à la Loi. La Loi appartient à une autre dimension, celle des pécheurs. La foi nous permet à présent de devenir des saints, de recevoir l’Esprit de Dieu, et de marcher par l’esprit !


Paul dit aux Galates :

“Voici seulement ce que je veux apprendre de vous : Est-ce par les œuvres de la loi que vous avez reçu l’Esprit, ou par la prédication de la foi ? Etes-vous tellement dépourvus de sens ? Après avoir commencé par l’Esprit, voulez-vous maintenant finir par la chair ? Avez-vous tant souffert en vain ? si toutefois c’est en vain. Celui qui vous accorde l’Esprit, et qui opère des miracles parmi vous, le fait-il donc par les œuvres de la loi, ou par la prédication de la foi ?” (Galates 3 : 2-5).


La Loi ne nous permet pas de recevoir l’Esprit. Elle ne permet pas à Dieu d’opérer des miracles parmi nous ! Seule la prédication de la foi le permet !


“Comme Abraham crut à Dieu, et que cela lui fut imputé à justice, reconnaissez donc que ce sont ceux qui ont la foi qui sont fils d’Abraham. Aussi l’Ecriture, prévoyant que Dieu justifierait les païens par la foi, a d’avance annoncé cette bonne nouvelle à Abraham : Toutes les nations seront bénies en toi ! de sorte que ceux qui croient sont bénis avec Abraham le croyant” (Galates 3 : 6-9).

 

Si nous voulons entrer dans la pleine bénédiction d’Abraham, nous devons cesser de pratiquer toute forme de loi, et cesser de nous imposer des règles et des commandements, pour apprendre à marcher par l’esprit ! C’est toute la différence entre la religion chrétienne et la vie de l’esprit en Christ ! La chair nous maintient au niveau de la religion, tandis que l’esprit nous fait pénétrer dans la Vie de Christ.


“Car tous ceux qui s’attachent aux œuvres de la loi sont sous la malédiction ; car il est écrit : Maudit est quiconque n’observe pas tout ce qui est écrit dans le livre de la loi, et ne le met pas en pratique. Et que nul ne soit justifié devant Dieu par la loi, cela est évident, puisqu’il est dit : Le juste vivra par la foi. Or, la loi ne procède pas de la foi ; mais elle dit : Celui qui mettra ces choses en pratique vivra par elles. Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous, car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois, afin que la bénédiction d’Abraham eût pour les païens son accomplissement en Jésus-Christ, et que nous reçussions par la foi l’Esprit qui avait été promis” (Galates 3 : 10-14).


Si, en tant que Chrétiens, nous nous attachons à toute forme de Loi, nous restons sous la malédiction ! Or Christ nous a rachetés de la malédiction de la Loi, étant devenu malédiction pour nous, afin que nous puissions marcher par la foi dans les traces d’Abraham, hériter de toute sa bénédiction, et recevoir l’Esprit qui avait été promis ! Oh, l’inutilité de la Loi, et la puissance de la croix et de la foi !


L’épître aux Hébreux nous confirme encore que nous avons été libérés de la Loi. Elle nous révèle que nous avons changé de sacerdoce, de Loi, et de Souverain Sacrificateur !


“Si donc la perfection avait été possible par le sacerdoce Lévitique, car c’est sur ce sacerdoce que repose la loi donnée au peuple, qu’était-il encore besoin qu’il parût un autre sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek, et non selon l’ordre d’Aaron ? Car, le sacerdoce étant changé, nécessairement aussi il y a un changement de loi” (Hébreux 7 : 11-12).


Le sacerdoce lévitique, selon l’ordre d’Aaron a changé, pour être remplacé par le sacerdoce selon l’ordre supérieur de Melchisédek.


“En effet, celui de qui ces choses sont dites appartient à une autre tribu, dont aucun membre n’a fait le service de l’autel ; car il est notoire que notre Seigneur est sorti de Juda, tribu dont Moïse n’a rien dit pour ce qui concerne le sacerdoce. Cela devient plus évident encore, quand il paraît un autre sacrificateur à la ressemblance de Melchisédek, institué, non d’après la loi d’une ordonnance charnelle, mais selon la puissance d’une vie impérissable ; car ce témoignage lui est rendu : Tu es sacrificateur pour toujours Selon l’ordre de Melchisédek” (Hébreux 7 : 13-17).


L’auteur de l’épître appelle la Loi de Moïse “la loi d’une ordonnance charnelle” ! Il s’agissait en effet d’une Loi faite pour des hommes charnels, incapable de les faire entrer dans la puissance d’une vie impérissable. Jésus est Souverain Sacrificateur pour toujours, et tous Ses disciples sont sacrificateurs selon l’ordre de Melchisédek.


“Il y a ainsi abolition d’une ordonnance antérieure, à cause de son impuissance et de son inutilité, car la loi n’a rien amené à la perfection, et introduction d’une meilleure espérance, par laquelle nous nous approchons de Dieu. Et, comme cela n’a pas eu lieu sans serment, car, tandis que les Lévites sont devenus sacrificateurs sans serment, Jésus l’est devenu avec serment par celui qui lui a dit : Le Seigneur a juré, et il ne se repentira pas : Tu es sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek. Jésus est par cela même le garant d’une alliance plus excellente” (Hébreux 7 : 18-22).


A la venue de Jésus, la Loi est devenue inutile, car elle était incapable d’amener quiconque à la perfection. Elle a donc été abolie pour les disciples de Jésus, et le Seigneur nous a introduits, par la foi en Son Nom et en Son sacrifice, dans une alliance plus excellente !


“Après avoir dit d’abord : Tu n’as voulu et tu n’as agréé ni sacrifices ni offrandes, ni holocaustes ni sacrifices pour le péché (ce qu’on offre selon la loi), il dit ensuite : Voici, je viens pour faire ta volonté. Il abolit ainsi la première chose pour établir la seconde. C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes. Et tandis que tout sacrificateur fait chaque jour le service et offre souvent les mêmes sacrifices, qui ne peuvent jamais ôter les péchés, lui, après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis pour toujours à la droite de Dieu, attendant désormais que ses ennemis soient devenus son marchepied. Car, par une seule offrande, il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés” (Hébreux 10 : 8-14).


Grâce à cette alliance, grâce à la présence permanente du Saint-Esprit dans ceux qui sont régénérés en Christ, nous pouvons à présent entrer dans la perfection et accomplir la Loi royale, la Loi de Christ, qui se résume à ces deux commandements : “Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée, et de toute ta force” et “Tu aimeras ton prochain comme toi-même” (Marc 12 : 30-31).


“Car celui qui aime les autres a accompli la loi. En effet, les commandements : Tu ne commettras point d’adultère, tu ne tueras point, tu ne déroberas point, tu ne convoiteras point, et ceux qu’il peut encore y avoir, se résument dans cette parole : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. L’amour ne fait point de mal au prochain : l’amour est donc l’accomplissement de la loi” (Romains 123 : 8-10).


“Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c’est la loi et les prophètes” (Mat. 7 : 12).


Toute la marche par l’esprit est résumée dans ces versets ! La crucifixion de la chair permet aux enfants de Dieu d’exprimer pleinement l’amour de Christ qu’ils ont reçu dans leur esprit ! L’amour est plus fort que la Loi !


Les combats constants de Paul.

L’apôtre Paul avait pleinement reçu la révélation de la croix et de la marche par l’esprit. Mais il dut constamment lutter contre les légalistes religieux et ceux qui voulaient contraindre l’Eglise à judaïser et à obéir à la Loi.


On cherche souvent à représenter Paul comme un Rabbin Orthodoxe qui respectait la Loi, mais rien n’est plus éloigné de la vérité. Paul était un prédicateur de la grâce. Or la grâce est indissociable de la croix, et la grâce est incompatible avec la Loi. La grâce est en revanche indissociable de la foi.


Ceux qui s’opposaient le plus farouchement à Paul étaient les membres de l’Eglise de Jérusalem, sous la direction de Jacques, le frère du Seigneur. Lors du concile de Jérusalem, décrit dans Actes 15, un compromis fut trouvé, sous l’inspiration de l’Esprit, afin d’éviter un schisme entre les partisans de la Loi et ceux de la grâce.


Les païens convertis à Christ n’étaient plus obligés de suivre la Loi, mais les Juifs convertis à Christ, d’après Jacques, devaient continuer à obéir à toute la Loi. Voici ce que Jacques dit à Paul, à la fin du Livre des Actes :

“Le lendemain, Paul se rendit avec nous chez Jacques, et tous les anciens s’y réunirent. Après les avoir salués, il raconta en détail ce que Dieu avait fait au milieu des païens par son ministère. Quand ils l’eurent entendu, ils glorifièrent Dieu. Puis ils lui dirent : Tu vois, frère, combien de milliers de Juifs ont cru, et tous sont zélés pour la loi. Or, ils ont appris que tu enseignes à tous les Juifs qui sont parmi les païens à renoncer à Moïse, leur disant de ne pas circoncire les enfants et de ne pas se conformer aux coutumes. Que faire donc ? Sans aucun doute la multitude se rassemblera, car on saura que tu es venu. C’est pourquoi fais ce que nous allons te dire. Il y a parmi nous quatre hommes qui ont fait un vœu ; prends-les avec toi, purifie-toi avec eux, et pourvois à leur dépense, afin qu’ils se rasent la tête. Et ainsi tous sauront que ce qu’ils ont entendu dire sur ton compte est faux, mais que toi aussi tu te conduis en observateur de la loi. A l’égard des païens qui ont cru, nous avons décidé et nous leur avons écrit qu’ils eussent à s’abstenir des viandes sacrifiées aux idoles, du sang, des animaux étouffés, et de l’impudicité. Alors Paul prit ces hommes, se purifia, et entra le lendemain dans le temple avec eux, pour annoncer à quel jour la purification serait accomplie et l’offrande présentée pour chacun d’eux” (Actes 21 : 18-26).


On mesure à quel point Jacques se méprenait sur Paul et sur la grâce ! Paul était bien loin de se comporter comme un observateur zélé de la Loi ! Il a dû accepter, avec beaucoup de douleur dans son âme, de se conformer à ce que Jacques lui suggérait dans son légalisme, afin d’éviter de se couper de la communauté de Jérusalem. La suite montrera que sa tentative de conciliation n’a servi à rien. Paul lui-même dira :

“Car, bien que je sois libre à l’égard de tous, je me suis rendu le serviteur de tous, afin de gagner le plus grand nombre. Avec les Juifs, j’ai été comme Juif, afin de gagner les Juifs ; avec ceux qui sont sous la loi, comme sous la loi (quoique je ne sois pas moi-même sous la loi), afin de gagner ceux qui sont sous la loi ; avec ceux qui sont sans loi, comme sans loi (quoique je ne sois point sans la loi de Dieu, étant sous la loi de Christ), afin de gagner ceux qui sont sans loi. J’ai été faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d’en sauver de toute manière quelques-uns. Je fais tout à cause de l’Evangile, afin d’y avoir part” (1 Cor. 9 : 19-23).


Voilà dans quel esprit Paul a agi à Jérusalem. Il supportait les faibles et acceptait de se faire faible avec eux afin de les gagner à la grâce. Mais il était libre en ce qui concerne la Loi !


Il dit toutefois aux Corinthiens :

“Prenez garde, toutefois, que votre liberté ne devienne une pierre d’achoppement pour les faibles. Car, si quelqu’un te voit, toi qui as de la connaissance, assis à table dans un temple d’idoles, sa conscience, à lui qui est faible, ne le portera-t-elle pas à manger des viandes sacrifiées aux idoles ? Et ainsi le faible périra par ta connaissance, le frère pour lequel Christ est mort ! En péchant de la sorte contre les frères, et en blessant leur conscience faible, vous péchez contre Christ. C’est pourquoi, si un aliment scandalise mon frère, je ne mangerai jamais de viande, afin de ne pas scandaliser mon frère” (1 Cor. 8 : 9-13).


Paul était libre de manger des viandes sacrifiées aux idoles. Mais il ne l’aurait jamais fait, pour ne pas blesser la conscience des faibles, et pécher ainsi contre Christ.


C’est la même attitude que les Chrétiens qui marchent selon l’esprit doivent avoir : savoir qu’ils sont libres vis-à-vis de la Loi, comme vis-à-vis de toute loi, mais veiller à ne pas blesser la conscience des faibles de l’Eglise. L’amour peut donc nous pousser à faire comme si nous étions sous la Loi, tout en étant libérés de la Loi.


Dieu nous a définitivement libérés de l’obligation d’obéir à une Loi extérieure. Par la croix, Il a réduit la chair à l’impuissance, et nous a donné Son Esprit, pour que nous puissions Lui obéir pleinement de l’intérieur, de notre cœur.


“Mais grâces soient rendues à Dieu de ce que, après avoir été esclaves du péché, vous avez obéi de cœur à la règle de doctrine dans laquelle vous avez été instruits. Ayant été affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice” (Romains 6 : 17-18).


Ce que Dieu veut, c’est que nous ayons tous part à cette glorieuse liberté des enfants de Dieu. Cette liberté que Christ nous a acquise ne doit jamais être une raison de laisser la chair se manifester, sous prétexte que nous ne sommes plus sous la Loi, mais sous la grâce. Mais le Seigneur Jésus nous a acquis cette précieuse liberté, afin de pouvoir pleinement marcher comme Lui, de pouvoir accomplir, par la foi et par la grâce, les mêmes œuvres que Lui, et de plus grandes encore, parce qu’Il nous a rendus participants de Sa vie divine, et nous accordé Son Esprit. Gloire au Seigneur Jésus pour Son œuvre parfaite !

 

Spource : http://bloghenriviaudmurat.wordpress.com/2009/01/28/sommes-nous-liberes-de-la-loi/

 

 

 

 

 

 

"Là ou est l'Esprit du Seigneur, là est la liberté"

Publié le 26/06/2012 à 09:00 par aucommencement

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"Là ou est l'Esprit du Seigneur, là est la liberté"

(B93)

 

Article de Henri Viaud-Murat.


Nous avons déjà vu, dans un article précédent, que Christ nous avait affranchis par la connaissance de la Vérité. Nous revenons une nouvelle fois sur le thème de notre liberté spirituelle. La liberté est une caractéristique essentielle de la marche par l’esprit. Sommes-nous bien conscients de la qualité et de l’étendue de la liberté que Christ nous a acquise?

Sommes-nous bien conscients de quoi Il nous a libérés?


Il est écrit dans l’Evangile de Luc, à propos du Seigneur Jésus: “Il se rendit à Nazareth, où il avait été élevé, et, selon sa coutume, il entra dans la synagogue le jour du sabbat. Il se leva pour faire la lecture, et on lui remit le livre du prophète Esaïe. L’ayant déroulé, il trouva l’endroit où il était écrit: “L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le coeur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur.” Ensuite, il roula le livre, le remit au serviteur, et s’assit. Tous ceux qui se trouvaient dans la synagogue avaient les regards fixés sur lui. Alors il commença à leur dire: Aujourd’hui cette parole de l’Ecriture, que vous venez d’entendre, est accomplie” (Luc 4: 16-21).


“La Loi a été donnée par Moïse, mais la Grâce et la Vérité sont venues par Jésus-Christ” (Jean 1: 17).


Dans le passage cité par Jésus, le prophète Esaïe annonce la venue future du Messie, qui devait notamment proclamer “aux captifs la délivrance” et “renvoyer libres les opprimés,” en publiant une “année de grâce du Seigneur.”


Depuis la chute de nos premiers parents, l’humanité tout entière était dans l’esclavage du péché et sous l’oppression du malin. Jésus de Nazareth est enfin venu la délivrer!


L’apôtre Pierre a écrit:

“Vous savez comment Dieu a oint du Saint-Esprit et de force Jésus de Nazareth, qui allait de lieu en lieu faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient sous l’empire du diable, car Dieu était avec lui” (Actes 10: 38).


Cette “année de grâce du Seigneur,” qui a commencé au moment où le Seigneur Jésus a fait cette déclaration dans la synagogue de Nazareth, ne s’achèvera qu’au moment de l’enlèvement de l’Eglise! La porte de la grâce est toujours ouverte!


Cette “année de grâce” est aussi, sur le plan spirituel, la grande année du Jubilé! Selon la Loi, tous les cinquante ans, on proclamait l’année du Jubilé. C’était l’année de la liberté! Toutes les dettes étaient annulées, et chacun pouvait rentrer dans sa propriété.

 

Le Seigneur Jésus a payé toutes nos dettes par Sa mort sur la croix. Il nous a permis de rentrer dans notre héritage spirituel. Notre “propriété,” c’est Jésus-Christ Lui-même! Il est notre précieux Trésor, notre Bien suprême! Nous sommes toujours dans l’année du Jubilé spirituel!


L’apôtre Paul écrit aux Romains:

“Car je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère, afin que vous ne vous regardiez point comme sages, c’est qu’une partie d’Israël est tombée dans l’endurcissement, jusqu’à ce que la totalité des païens soit entrée. Et ainsi tout Israël sera sauvé, selon qu’il est écrit: Le libérateur viendra de Sion, et il détournera de Jacob les impiétés; et ce sera mon alliance avec eux, lorsque j’ôterai leurs péchés” (Romains 11: 25-27).


Nous savons que Christ est venu proposer, aux Juifs d’abord, puis à tous les hommes, une nouvelle alliance conclue en Son sang. C’est en acceptant cette alliance que nous pouvons entrer, par la foi en Jésus, dans la glorieuse liberté des enfants de Dieu.


Actuellement, une partie d’Israël est tombée dans l’endurcissement, jusqu’à ce que la totalité des païens soit entrée. Entrée où? Dans la libération de l’esclavage du péché!


“Ce sera mon alliance avec eux, lorsque j’ôterai leurs péchés”! Gloire à Dieu!


“Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu. Car la création a été soumise à la vanité, non de son gré, mais à cause de celui qui l’y a soumise, avec l’espérance qu’elle aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu” (Romains 8: 19-21).


La “servitude de la corruption” n’est rien d’autre que l’esclavage de la mort. La mort est la conséquence du péché. La création tout entière a été soumise à l’esclavage de la mort et du péché. Mais Jésus, le Grand Libérateur, est déjà venu de Sion pour nous libérer de l’esclavage du péché et de la mort! Il est venu nous donner la Vie éternelle! Et cette Vie éternelle, c’est la Liberté de l’Esprit!


“Mais grâces soient rendues à Dieu de ce que, après avoir été esclaves du péché, vous avez obéi de coeur à la règle de doctrine dans laquelle vous avez été instruits. Ayant été affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice. Je parle à la manière des hommes, à cause de la faiblesse de votre chair. De même donc que vous avez livré vos membres comme esclaves à l’impureté et à l’iniquité, pour arriver à l’iniquité, ainsi maintenant livrez vos membres comme esclaves à la justice, pour arriver à la sainteté. Car, lorsque vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres à l’égard de la justice. Quels fruits portiez-vous alors? Des fruits dont vous rougissez aujourd’hui. Car la fin de ces choses, c’est la mort. Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle. Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur” (Romains 6: 17-23).


“La loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort” (Romains 8: 2).


Le péché, c’est la haine, l’orgueil, l’égoïsme, le mensonge, l’impureté…! C’est tout ce qui accable l’humanité souffrante. C’est l’absence complète de Dieu.


L’aboutissement final du péché, c’est la mort, c’est la Shoah et l’Apocalypse! Le meurtre commence par une simple colère contre son frère (Matthieu 5: 22), et il aboutit aux camps de la mort et au génocide!


La Liberté de l’Esprit, c’est la Liberté de pouvoir jouir pleinement de la présence bénie de Dieu dans notre vie! C’est la Liberté de pouvoir aimer Dieu et son prochain, et de servir le Seigneur et les hommes sans être sous l’esclavage du péché, de la chair, du monde, de Satan et de ses démons! Quelle glorieuse liberté!


Partout où passe le Seigneur, Il délivre les opprimés, brise les chaines, et accorde aux captifs une pleine et entière liberté! Avant tout, Il nous libère de l’horreur du péché.


“Lorsque les coeurs se convertissent au Seigneur, le voile est ôté. Or, le Seigneur c’est l’Esprit; et là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté” (2 Corinthiens 3: 16-17).


Là où se trouve l’Esprit du Seigneur, là est toujours la liberté de Dieu! Là où l’Esprit de Dieu agit, Il agit toujours pour répandre la liberté de Dieu!


Le contraire de la liberté, c’est l’esclavage, l’asservissement, l’intimidation, la menace, la contrainte, la manipulation! Dieu libère, mais Satan asservit!


Bien-aimés, si, dans une assemblée ou dans un groupe chrétien, quelqu’un agit en ayant recours à la contrainte, à l’intimidation, à la manipulation ou à la menace, il ne peut agir que par l’esprit de Satan! Cet esprit est souvent déguisé en esprit religieux, mais ne nous y trompons jamais, c’est toujours l’esprit de Satan qui est à l’oeuvre! Et l’esprit de Satan est toujours attiré par la chair!


L’Esprit de Dieu ne manipule jamais, ne contraint jamais, ne force jamais! Il persuade et convainc de péché, de justice, de jugement et de Vérité, mais Il ne force jamais personne!


En tant que Chrétiens, nous pouvons affirmer avec force nos convictions, et proclamer hardiment la Parole de Dieu, la grâce et les jugements du Seigneur, mais nous ne devons jamais contraindre personne à nous obéir ou à nous suivre!


Nous pouvons transmettre les commandements et les ordres du Seigneur, mais nous n’avons pas le droit de forcer quiconque à les respecter! Veillons soigneusement à laisser à chacun une pleine liberté!


Nous pouvons être confrontés à des Chrétiens qui refusent ouvertement de se repentir de certains péchés manifestes. Nous ne pouvons pas les obliger à ne plus pécher. Tout ce que nous pouvons faire, c’est refuser de continuer à nous associer à eux.


Nous devons soit les “ôter du milieu de nous,” si nous sommes en position d’exercer la discipline spirituelle au sein de l’assemblée, soit “sortir du milieu d’eux,” si nous nous ne sommes pas en position d’autorité. Mais nous ne devons jamais contraindre quiconque à accepter la vérité et à changer de comportement!


Certes, nous devons agir avec sagesse et discernement, et juger de la gravité du péché. Un péché est toujours un péché, mais on ne peut pas traiter de la même manière un frère qui vit ouvertement avec la femme de son père (1 Corinthiens 5: 1-2) et un autre qui se laisse entraîner à un acte d’hypocrisie (Galates 2: 11-14).


Si nous nous contentons de proclamer une Vérité de la Parole de Dieu, et que certains de nos auditeurs nous accusent alors de les “obliger” à obéir à cette Vérité, ils se trompent. “Proclamer” ne signifie pas “contraindre”! Ceux qui nous accusent injustement sont sans doute en train de “projeter” sur nous l’esprit qui les anime! Ils ne peuvent probablement pas imaginer que quelqu’un puisse proclamer hardiment une Vérité, sans jamais obliger quiconque à l’accepter!


Si nous proclamons une Vérité de Dieu, tout en manipulant ou contraignant nos auditeurs, pour les “pousser” à accepter cette Vérité, nous ne sommes pas animés par l’Esprit de Dieu!


Le monde entier gît sous la puissance du Malin. Les hommes ont l’habitude d’être constamment soumis à la contrainte, à des lois et des règlements, à la manipulation ou à l’usage de la force. La nature de l’homme non régénéré étant mauvaise, il n’y aurait aucune vie sociale possible sans “la loi et l’ordre”! Seul le Royaume de Dieu n’a besoin ni de policiers ni de militaires!


Le Royaume de Dieu obéit à une “Loi de Liberté.” Les citoyens du Ciel sont libres. Ils n’ont pas besoin d’être obligés de faire ce qui est bon et juste, et ils ne contraignent eux-mêmes personne à le faire!


Jésus et Ses disciples n’hésitaient pas à proclamer hardiment la repentance, par exemple, mais ils ne forçaient jamais leurs auditeurs à se repentir! Ils ne les poussaient pas à une repentance factice en jouant sur leurs émotions, et en leur parlant constamment des jugements de Dieu et des flammes de l’Enfer! Quelle aurait été la valeur de cette repentance, si elle n’était pas l’action, librement acceptée, du Saint-Esprit dans les coeurs?


“Obliger d’accepter la Vérité” comporte une contradiction fondamentale. Car la Vérité nous est justement donnée pour nous libérer de toute obligation extérieure! La Vérité n’a besoin d’aucune contrainte pour être reconnue et acceptée, et pour convaincre les coeurs qui aiment la Vérité! La Vérité s’impose toujours d’elle-même.


“Et (Jésus) dit aux Juifs qui avaient cru en lui: Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. Ils lui répondirent: Nous sommes la postérité d’Abraham, et nous ne fûmes jamais esclaves de personne; comment dis-tu: Vous deviendrez libres? En vérité, en vérité, je vous le dis, leur répliqua Jésus, quiconque se livre au péché est esclave du péché. Or, l’esclave ne demeure pas toujours dans la maison; le fils y demeure toujours. Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres” (Jean 8: 31-36).


Jésus a fait de nous des fils et des filles de Dieu, réellement libres de L’aimer et de Le servir! Nous sommes toujours les esclaves de ce qui domine sur nous. Si c’est le péché qui domine sur nous, nous sommes ses esclaves. Mais si c’est le Seigneur qui domine sur nous, nous sommes les esclaves de la Vérité et de la Justice!


“Ne savez-vous pas qu’en vous livrant à quelqu’un comme esclaves pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez, soit du péché qui conduit à la mort, soit de l’obéissance qui conduit à la justice? Mais grâces soient rendues à Dieu de ce que, après avoir été esclaves du péché, vous avez obéi de coeur à la règle de doctrine dans laquelle vous avez été instruits. Ayant été affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice” (Romains 6: 16-18).


Etre “esclave de Jésus,” c’est être vraiment libre! Un esclave de Jésus devient un esclave de l’Amour, de la Sainteté et de la Justice! Il ne peut que porter du bon fruit! Il n’a aucune puissance pour résister au Seigneur!


“Car nous n’avons pas de puissance contre la vérité; nous n’en avons que pour la vérité” (2 Corinthiens 13: 8).


Etre “esclave de Satan,” c’est être vraiment opprimé! La seule liberté d’un esclave de Satan, c’est la liberté de pécher et de faire le mal! Il n’a aucune puissance pour résister à Satan!


“En (Jésus-Christ) nous avons, par la foi en lui, la liberté de nous approcher de Dieu avec confiance” (Ephésiens 3: 12).


Quelle grâce de ne plus être loin de Dieu, à cause de notre péché! Le sang de Jésus nous a rapprochés de Dieu! Nous pouvons, non seulement nous approcher de Dieu, qui est devenu notre Père, mais aussi nous approcher de Lui avec confiance! Sans crainte!


Dieu n’est plus un Créateur lointain et inaccessible! Mais Il vient habiter dans notre esprit! Il ne peut pas être plus proche de nous! Il ne cesse de dénouer tous les liens qui nous étouffaient, et nous laisse aller dans une pleine liberté!


S’il nous laisse dans une pleine liberté, c’est qu’Il nous a rendus capables, par la nouvelle nature qu’Il nous a donnée, et par Sa présence en nous, de nous comporter comme Lui! Si le monde entier était composé de Chrétiens qui marchent vraiment par l’esprit, il n’y aurait plus besoin de gendarmes, de justice et de prisons!


Combien nous devons veiller à ne pas nous faire voler cette liberté qui nous a été chèrement acquise par la mort et la résurrection du Seigneur Jésus! Car Satan est un maître dans l’art de la séduction et de la tromperie. Il ne renoncera jamais à l’idée de nous remettre sous son joug, sous toute forme de joug!


“Et cela, à cause des faux frères qui s’étaient furtivement introduits et glissés parmi nous, pour épier la liberté que nous avons en Jésus-Christ, avec l’intention de nous asservir. Nous ne leur cédâmes pas un instant et nous résistâmes à leurs exigences, afin que la vérité de l’Evangile fût maintenue parmi vous” (Galates 2: 4-5).


“Prenez donc garde à vous-mêmes, et à tout le troupeau sur lequel le Saint-Esprit vous a établis évêques, pour paître l’Eglise du Seigneur, qu’il s’est acquise par son propre sang. Je sais qu’il s’introduira parmi vous, après mon départ, des loups cruels qui n’épargneront pas le troupeau, et qu’il s’élèvera du milieu de vous des hommes qui enseigneront des choses pernicieuses, pour entraîner les disciples après eux” (Actes 20: 28-30).


Si Satan ne peut pas nous impressionner par la menace et la crainte, il tentera de nous séduire par ses mensonges. Il tentera de se glisser, déguisé en “frère” ou en “brebis,” pour épier la liberté que nous avons en Christ, et trouver une faille qui lui permettra de nous replacer sous un joug quelconque, ou de nous faire le plus de mal possible. Ce joug ne serait plus le “joug doux et léger” du Seigneur! Ce serait à nouveau le joug du péché et de la chair.


Gardons les yeux ouverts, et demandons constamment le discernement du Seigneur, pour repérer immédiatement ces loups ravisseurs déguisés en brebis!


“C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude. Voici, moi Paul, je vous dis que, si vous vous faites circoncire, Christ ne vous servira de rien. Et je proteste encore une fois à tout homme qui se fait circoncire, qu’il est tenu de pratiquer la loi tout entière. Vous êtes séparés de Christ, vous tous qui cherchez la justification dans la loi; vous êtes déchus de la grâce. Pour nous, c’est de la foi que nous attendons, par l’Esprit, l’espérance de la justice. Car, en Jésus-Christ, ni la circoncision ni l’incirconcision n’a de valeur, mais la foi qui est agissante par la charité. Vous couriez bien: qui vous a arrêtés, pour vous empêcher d’obéir à la vérité?


Cette influence ne vient pas de celui qui vous appelle. Un peu de levain fait lever toute la pâte. J’ai cette confiance en vous, dans le Seigneur, que vous ne penserez pas autrement. Mais celui qui vous trouble, quel qu’il soit, en portera la peine (Galates 5: 1-10).


Le joug contre lequel Paul met les Galates en garde était celui de la Loi de Moïse. Ce joug avait belle et pieuse apparence, et ces faux frères ont réussi à “ensorceler” les Galates, au point de leur faire accepter de se remettre sous un joug qu’aucun Israélite n’avait été capable de porter!


Si Paul était aussi sévère avec ses bien-aimés Galates, c’est qu’il savait très bien que ce joug représentait une nouvelle servitude spirituelle, qui les “séparait” de Christ, qui les faisait déchoir de la grâce, et qui les empêchait d’obéir à la Vérité! Ce n’était pas rien!


Il en est de même aujourd’hui pour le joug du légalisme religieux, que l’on tente bien souvent de mettre sur le dos des Chrétiens. On impose des lois et des commandements, au lieu d’apprendre à marcher par l’esprit! On enferme dans des cellules spirituelles cadenassées ceux qui viennent d’être libérés par le Seigneur! Leur situation est d’autant plus dramatique qu’ils ne sont pas conscients d’être emprisonnés!


Un autre joug est celui des faux enseignements. Si la vérité libère, les fausses doctrines asservissent! Elles mettent une barrière entre les enfants de Dieu qui ont été séduits par ces fausses doctrines, et Celui qui est la Vérité, Jésus-Christ!


Toutefois, les brebis du Seigneur, s’il arrive qu’elles puissent être séduites, parce qu’elles n’ont pas été assez prudentes, finiront par entendre la voix de leur Maître! Elle ressentiront de plus en plus, dans leur esprit, le manque de liberté spirituelle dans lequel elles se trouvent, et finiront par se dégager de leur prison!


Le Seigneur est puissant pour éclairer Ses enfants, quand ils sont tombés dans une ornière, ou quand ils se sont laissé séduire! Il est puissant pour faire à nouveau briller sur eux la Lumière de la Vérité! Mais nous devons être attentifs à Sa voix. Ceux qui resteront séduits sont ceux qui ne voudront pas écouter la Vérité!


Mais le joug le plus lourd, et le plus subtil, est celui de la chair. C’est le joug le plus pesant dont il nous faut être libéré! En fait, la chair est la porte ouverte à tous les autres jougs! C’est parce qu’un Chrétien est charnel qu’il sera légaliste. C’est parce qu’il est charnel qu’il s’ouvrira à des fausses doctrines, qui flattent la chair. C’est parce qu’il est charnel qu’il sera aveuglé sur sa propre condition!


En général, le Chrétien charnel est complètement aveuglé au fait qu’il est charnel. La chair a réussi à lui faire croire toutes sortes de mensonges, d’idées préconçues, de faux raisonnements, pour le maintenir dans l’ignorance sur son état spirituel réel.


Le Chrétien charnel est enfoncé dans ses fausses certitudes, et il n’est pas aisé de l’en déloger! Nous n’y parviendrons jamais par nos arguments humains! “Ce n’est ni par la puissance ni par la force, mais c’est par mon esprit, dit l’Eternel des armées” (Zacharie 4: 6)


En effet, un Chrétien charnel se remet rarement en question, mais il aura toujours tendance à accuser les autres de tous ses maux.


Surtout quand il a été injustement traité! Un Chrétien charnel qui a été injustement traité aura toujours tendance à garder de la rancune ou de l’amertume envers la personne qui l’a ainsi maltraité. Il n’oubliera jamais complètement l’offense, et il trouvera toujours de “bonnes raisons” pour justifier son attitude.


Si vous essayez, même délicatement et avec amour, de montrer à un Chrétien charnel sa part de responsabilités, et de mettre le doigt sur l’amertume, la rancune, ou l’animosité qui se manifestent encore en lui, il vous accusera certainement de ne pas le comprendre, et de vouloir lui mettre sur les épaules un fardeau “injuste,” qu’il va vigoureusement rejeter. Il vous dira probablement que vous “n’avez rien compris à la situation,” que c’est “l’autre” qui est entièrement responsable, et que rien ne serait arrivé s’il n’avait pas subi une telle injustice! Il se sent “blanc comme neige” dans cette situation! Il vous accusera même de manquer de compassion envers sa “souffrance,” et il vous dira, rempli de sa propre justice comme Job: “Vous, vous n’imaginez que des faussetés, vous êtes tous des médecins de néant!” (Job 13: 4).


D’où l’importance capitale de la prière. Car seul le Saint-Esprit peut vraiment faire toute la lumière dans les coeurs, et nous convaincre de notre propre péché. Lui seul peut nous persuader de la Vérité. Il nous rappellera sans cesse que ce n’est pas ce qui nous arrive qui compte vraiment, mais c’est la manière dont nous réagissons. Si nous gardons de l’amertume envers ceux qui nous ont injustement traités, au lieu de considérer ce traitement injuste comme une grâce devant Dieu, le Saint-Esprit nous montrera que nous sommes aussi coupables que ceux qui nous ont maltraités, et que nous répondons au mal par le mal! Le Seigneur nous montrera que cette amertume, cette rancune et cette animosité, ne sont rien d’autre que de la haine déguisée!


Bien-aimés, prions avec ardeur que le Seigneur nous révèle tout ce qui est charnel en nous, et prions aussi pour qu’Il le révèle à nos frères et soeurs. Cette prière sera sans doute bien plus efficace que toutes les discussions! En tout cas, d’une manière générale, prions pour nos frères avant de vouloir les reprendre!


Dès que le Saint-Esprit nous a éclairés sur ce qui est charnel en nous, si nous connaissons le message de la croix, nous pouvons avoir la victoire sur toutes les manifestations de la chair dont nous sommes à présent conscients. Nous savons que la nouvelle nature que nous avons reçue n’est pas charnelle, mais qu’elle est semblable à celle de Christ! Nous nous rappelons que la mort de Jésus nous a aussi fait mourir à la puissance de la chair. Rien de ce qui provient de la chair ne peut plus nous dominer! Car Christ nous a entraînés, par Sa mort et Sa résurrection, “du bon côté de la croix,” dans le Royaume de Dieu. Nous avons laissé “du mauvais côté de la croix” la chair et toutes ses oeuvres mauvaises! Entre la chair et nous, il y a maintenant l’obstacle infranchissable de la croix, de la mort et de la résurrection du Seigneur! Nous pouvons alors marcher concrètement dans la liberté de l’esprit, et manifester pleinement l’amour de Christ qui anime notre nouvelle nature régénérée.


La Liberté qui nous a été acquise par le Seigneur Jésus ne nous donne pas que des avantages spirituels. Elle nous confère aussi des responsabilités. Mais il faut que nous sachions que, par notre nouvelle naissance, nous avons reçu la capacité de prendre nos responsabilités spirituelles. Dieu nous a rendus capables de les prendre, en nous donnant une nouvelle nature semblable à la Sienne! Toute pensée d’incapacité spirituelle vient de la chair et ne doit pas être acceptée.


Toutefois, cette capacité que Dieu nous a donné ne pourra se manifester que si nous marchons par l’esprit, et plus par la chair.


Tout d’abord, notre liberté ne doit pas être une pierre d’achoppement pour ceux qui sont encore faibles dans la foi. Cela signifie que nous devons veiller, si nous sommes libres, à ne pas choquer ceux qui ne le sont pas encore. Nous devons, par amour pour les faibles, accepter de nous priver de notre liberté quand nous sommes en leur présence.

Nous ne devons pas les pousser à faire des choses qu’ils n’ont pas la conviction de faire, ce qui les ferait pécher.


Ensuite, nous ne devons pas faire de notre liberté spirituelle un prétexte de vivre selon la chair, ni un voile qui couvre la méchanceté! Cela signifie que nous ne devons pas prétendre être libres en Christ, si nous continuons à pratiquer les oeuvres de la chair. Il est possible de proclamer que “Christ nous a libérés,” sans avoir réellement compris comment marcher dans la victoire sur la chair et le péché.


La seule manière de ne pas accomplir les désirs de la chair, c’est de marcher par l’esprit!


Ce que le Seigneur recherche, ce sont des adorateurs “en esprit et en vérité,” des disciples qui Le servent “en esprit et en vérité”! Certes, le Seigneur regarde au coeur, et Il Se montre indulgent envers ceux qui L’aiment et qui Lui manifestent encore leur amour d’une manière charnelle. Mais le Seigneur veut leur révéler le message de la croix, et leur apprendre à marcher par l’esprit. Tous ceux qui sont nés de nouveau sont capables de marcher par l’esprit, mais ils doivent apprendre à le faire.


Tant que nous n’aurons pas appris à rejeter définitivement le péché, à pardonner pleinement, à oublier complètement les offenses passées, et à ne plus nous faire justice par nous-mêmes, cela signifie qu’il y a encore en nous quelques racines charnelles qui n’ont pas encore été complètement arrachées. Nous ne jouissons pas encore pleinement de notre liberté spirituelle. Nous ne savons pas encore vraiment que Christ nous a déjà donné la liberté de pouvoir marcher comme Il a marché! Nous n’avons pas encore vraiment compris le message de la croix!


Les Chrétiens qui ne s’abstiennent pas des convoitises charnelles sont ceux qui n’ont pas crucifié leur chair. Ils sont nés de nouveau, mais ils ne savent pas jouir de la liberté que Christ leur a acquise. Ils n’ont pas encore appris à mettre en pratique la Parole de Dieu de la bonne manière, c’est-à-dire par l’esprit.


“C’est pourquoi, rejetant toute souillure et tout excès de malice, recevez avec douceur la parole qui a été plantée en vous, et qui peut sauver vos âmes. Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements. Car, si quelqu’un écoute la parole et ne la met pas en pratique, il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir son visage naturel, et qui, après s’être regardé, s’en va, et oublie aussitôt quel il était. Mais celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui aura persévéré, n’étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l’oeuvre, celui-là sera heureux dans son activité” (Jacques 1: 21-25).


Nous serons heureux dans toutes nos activités sur cette terre, si nous nous laissons conduire par cette glorieuse “loi de liberté” que nous avons en Christ, qui n’est autre que la “loi de l’Esprit de Vie en Jésus-Christ”! Cette loi est capable d’annuler en permanence la “loi du péché et de la mort,” si nous ne quittons jamais des yeux le Seigneur Jésus et Sa Parole! Dieu nous a libérés pour que nous puissions être constamment conduits par cette loi de Liberté en Christ.


Plongeons nos regards dans cette loi de Liberté, persévérons, étudions et méditons la Parole de Dieu! Ne soyons pas des auditeurs oublieux, et mettons-nous à l’oeuvre avec foi, pour accomplir tout ce que Dieu a préparé d’avance pour nous! Recherchons d’abord le Royaume et la Justice de Dieu, et le Seigneur nous fera réussir tout ce que nous entreprendrons, parce que nous l’aurons entrepris dans l’esprit!

 

Source : http://bloghenriviaudmurat.wordpress.com/2010/01/21/la-ou-est-lesprit-du-seigneur-la-est-la-liberte/

 

 

 

 

 

 

 


Jésus nous a rachetés

Publié le 31/05/2012 à 09:50 par aucommencement

Jésus nous a rachetés

David Wilkerson


 

Par le péché d’Adam, nous sommes tous devenus pécheurs, et par le sacrifice de Jésus, nous sommes tous justifiés. Jésus nous a rachetés, Il a payé le prix afin que le diable n’ait plus aucun droit sur ceux qui se repentent et qui placent leur confiance en Christ et en Son œuvre pleinement accomplie.


Depuis toujours, Dieu savait que l’homme ne pourrait pas garder ou accomplir sa loi divine. Il avait institué la loi afin de mettre de l’ordre dans la race humaine, de peur que nous ne nous détruisions. La loi était là pour notre propre protection, elle avait pour but de nous faire réaliser que nous ne pouvions nous tenir devant un Dieu saint par notre propre force et notre propre justice. La loi était un miroir que Dieu tenait devant nous en disant « Laisse-moi te montrer ce que j’attends, ce que ma justice exige. Voici ma loi et voilà où tu as échoué, voilà où tu vis dans le péché. Tu as échoué sur ce point,… ce point, … et encore ce point. Personne n’est assez juste pour accomplir Ma loi ! »


Les Pharisiens ont essayé d’accomplir la loi. Ils observaient plus de 600 règles, allant du fait de se laver les mains au fait de refuser de toucher un païen. Ils ont essayé de garder toute la loi, croyant qu’un jour ils pourraient se tenir devant Dieu et dire : « J’ai gardé toutes tes lois. J’ai fait ceci, cela et encore cela. Maintenant, te voilà obligé de me sauver. »


Mais personne ne peut compter sur ses bonnes œuvres pour mériter la justification. La Parole de Dieu répond : « Si tu as échoué sur un seul point de la loi, tu as échoué sur toute la loi ! » Si tu attends de Dieu qu’il t’accepte pour ton comportement exemplaire, oublie ça ! Tu ne seras jamais capable de garder, d’accomplir toute la loi.


Parce que nous ne pouvions pas répondre aux exigences de justice en nous acquittant de toute la loi de Dieu, Jésus est venu sur la terre et a parfaitement accompli la loi de Dieu. Il n’a échoué sur aucun point et il a fait tout cela par pure raison d’amour. « Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir » (Matthieu 5 : 17).


Quand Jésus est monté auprès du Père, sa parfaite obéissance a permis de satisfaire toutes les exigences de la loi, et son sang a été présenté en complet paiement pour nos péchés. Là, dans la présence de Dieu, se tenait un Homme dont la justice était parfaite et par conséquent acceptable pour le Père.

 

 

Source : http://www.worldchallenge.org/fr/node/18350?src=devo-email

 

 

 

 

Le légalisme... par Josué

Publié le 27/04/2012 à 13:28 par aucommencement

Le légalisme

Par Josué Raquinard

 

 

Le légalisme est le souci de respecter scrupuleusement la lettre de la loi et les formes qu’elle prescrit, sans que le cœur et la conscience soient réellement engagés devant Dieu.


Spirituellement, il conduit à observer certains commandements de la parole de Dieu, en les séparant de leur portée morale ; on néglige ainsi le jugement, la miséricorde et la fidélité (Mat. 23:23).


Les deux aspects du légalisme

1. Le légalisme substitue les œuvres de l’homme au don de la grâce et de la foi, seul moyen de salut que Dieu donne (Gal. 2:16 ; Éph. 2:8, 9). Or, le salut de l’âme ne peut pas s’acquérir par l’obéissance à des commandements, même donnés par Dieu à l’origine (dans la loi de Moïse par exemple) ; c’est un don gratuit de Dieu. Les œuvres prouvent la foi, mais ne la donnent pas.

2. Dans la vie chrétienne, le légalisme remplace la piété et la communion avec Christ par des règles destinées à soulager la conscience. La vraie liberté chrétienne est perdue.


Les causes du légalisme

1. Causes personnelles : Le chrétien légaliste désire mériter la faveur de Dieu, plutôt que de jouir de sa grâce qui nous tient dans l’humilité. La peur du jugement des autres (Gal. 2:11-14) et le désir de dominer conduisent aussi au légalisme. Une conscience coupable se soumet à des ordonnances légales pour se justifier à ses propres yeux et devant les autres.

2. Causes collectives : En face du sommeil spirituel, d’un enseignement défectueux de la parole de Dieu ou du désordre, la tendance légaliste sera de créer des ordonnances, plutôt que de prêcher Christ et la grâce (Éph. 5:14 ; 1 Cor. 2:2).


La propagation du légalisme

L’épître aux Galates indique trois moyens par lesquels le légalisme peut se propager parmi les chrétiens :


1. La prédication d’erreurs doctrinales ; par exemple, en ajoutant à l’œuvre de Christ pour obtenir le salut (Gal. 1:6-10).

2. L’oppression des consciences ; on en vient à « épier la liberté que nous avons dans le Christ Jésus » (Gal. 2:1-7).

3. L’hypocrisie, appelée par le Seigneur le levain des Pharisiens (Luc 12:1), qui impose aux autres des choses qu’on ne respecte pas soi-même : on maintient ainsi les âmes dans l’esclavage (Gal. 5:1).


Les conséquences du légalisme

1. Sur le plan personnel : La jouissance de la liberté chrétienne est perdue ; la joie en Christ fait place au doute et à la tristesse. La fausse humilité du légalisme risque de conduire à l’esprit de supériorité et de jugement des autres.

2. Sur le plan collectif : Le légalisme engendre des querelles et la jalousie, et favorise l’esprit de parti (Gal. 5:15 ; Jacq. 4:11).


Comment résister au légalisme

Le piège qui guette chacun est de résister à la chair par la chair, et de tomber dans le laxisme, pour échapper au légalisme. Pour trouver et garder l’équilibre entre ces deux dangers, la Parole nous donne les enseignements nécessaires à la fois pour notre conduite personnelle et pour notre vie collective.


1. Pour la vie personnelle : Le jugement de soi-même dans la présence de Dieu (Ps. 139:23, 24), nous gardera dans l’humilité et dans la droiture.

2. Pour la vie collective : Dans les temps de déclin, le remède est de prêcher la grâce du commencement. Alors que toute forme d’autorité est aujourd’hui contestée dans le monde, la tendance parmi les chrétiens pourrait être de tout remettre en cause. La Bible nous invite à distinguer entre la « tradition » des hommes qui annule en pratique la parole de Dieu (Marc 7:13), et la « coutume » dans la vie des assemblées de Dieu (1 Cor. 11:16). La première est à rejeter, tandis que le respect de la seconde est une preuve de soumission au Seigneur.


Conclusion

Si l’homme (fût-il chrétien) réunit les idées de devoir et de péché, sans saisir la portée du pardon divin, il demeure dans l’esclavage. On ajoute alors des règles humaines pour soulager la conscience. On établit des formes pour créer la piété, là où manquent la communion avec Dieu et la jouissance de sa grâce. C’est à cela que le christianisme risque d’être réduit.


D’un autre côté, l’absence de règle (Gal. 6:16), et la remise en cause de tout principe moral sont aussi destructrices de la liberté chrétienne.


Le chemin droit entre ces deux dangers est celui de la justice et de la droiture (Prov. 4:18), dans la jouissance de l’amour de Dieu (Rom. 6:22 ; 8:35), et dans l’humble soumission à sa volonté. Car nous avons été « élus selon la pré connaissance de Dieu le Père pour l’obéissance de Jésus Christ » (1 Pier. 1:2).


Le légalisme est le défaut qui affecte les chrétiens qui attachent plus d’importance aux apparences extérieures qu’aux réelles transformations du cœur. Une grande partie de l’Église de notre temps est d’ailleurs durement touchée par ce cancer qui ne cesse de faire des victimes. En réaction au légalisme, d’autres abandonnent toute conviction et adoptent un comportement plus libéral. Existe-t-il un équilibre entre ces deux extrêmes?


Non!


En effet, pour qu’un équilibre entre ces deux positions se produise, il faudrait que les légalistes le soient un peu moins et que les libéraux deviennent un peu plus convaincus.

Hélas, la solution n’est pas d’être un peu moins légaliste ou libéral, mais de mieux comprendre le cœur de Dieu pour l’homme. Être plus ou moins légaliste n’arrange rien puisque le cancer demeure quand même présent. C’est comme être plus ou moins cancéreux, ça n’a rien de réconfortant. La Parole de Dieu nous rapporte un événement mettant en scène Jésus et un aveugle de naissance. Ce qui choque dans cette histoire, c’est l’attitude des Pharisiens qui condamnèrent Jésus et l’aveugle guéri simplement parce que le miracle avait eu lieu le jour du Sabbat.


Lisons une partie de cette histoire.

Jean 9:13-17:

"On amena alors aux Pharisiens l’homme qui avait été aveugle. Or, Jésus avait fait de la boue et lui avait guéri les yeux un jour de Sabbat. C’est pourquoi les Pharisiens, eux aussi, demandèrent à l’homme ce qui s’était passé pour qu’il voie maintenant. Il leur dit : Il m’a mis un peu de boue sur les yeux, je me suis lavé la figure et maintenant je vois. Quelques Pharisiens disaient: Celui qui a fait cela ne peut pas venir de Dieu, car il n’obéit pas à la loi du Sabbat. Mais d’autres répliquaient: Comment un pécheur pourrait-il faire de tels signes miraculeux? Et ils étaient divisés entre eux. Les Pharisiens demandèrent encore à l’aveugle guéri: Et toi, que dis-tu de celui qui a guéri tes yeux? C’est un prophète, répondit-il."

 

Le Sabbat ?

Pour ceux qui ne le sauraient pas, en Israël, le jour du Sabbat correspond au samedi. Plus précisément du vendredi soir au coucher du soleil pour se terminer le samedi au coucher du soleil. Durant cette période, nul n’a le droit de travailler ou de forcer, telle est la règle du Sabbat. Tout au plus, on peut marcher un peu, mais encore là, jamais plus que ce que la règle sabbatique permet. L’Ancien Testament mentionne plusieurs raisons qui justifient l’existence de cette loi. C’est principalement afin de permettre à l’homme de se reposer et de prendre le temps de connaître son Dieu. Bien qu’elle comporte des éléments strictement religieux, cette loi était aussi un moyen de protéger les ouvriers contre des patrons intraitables et exploiteurs.


Un miracle le jour du Sabbat ?

Et lorsque Jésus guérit un aveugle le jour du Sabbat, il est, selon les Pharisiens, un homme qui transgresse cette règle. Les Pharisiens n’avaient aucun souci pour celui qui souffre; ce qui importait pour eux, c’était que la loi soit respectée. Voilà ce qu’est exactement le légalisme dans toute sa laideur. Agir ainsi démontre une méconnaissance de la loi. La loi avait pour but de retenir le mal, pas d’empêcher le bien.


Un message tordu

Jésus est venu sur terre pour sauver l’homme par son sacrifice à la croix de Golgotha. De plus, il a fait montre d’une grande générosité et surtout, d’une compassion sans borne pour les gens dans la souffrance. Mais il semble que, dans l’histoire de l’Église, ce message ait été légalisé au point même où on a tué des gens en Son nom. Il n’y a rien de plus nuisible dans l’Église que des légalistes; si vous en connaissez, éloignez-vous d’eux avant qu’ils ne vous causent du tort.


L’un des grands défis que tout chrétien sérieux rencontrera dans sa marche avec Dieu est celui d’arriver à bien se positionner dans son rapport avec la Parole de Dieu et l’amour de Dieu. Un jour ou l’autre, il lui arrivera de ne pas savoir exactement comment réagir devant une situation délicate où son jugement pourrait avoir des conséquences périlleuses pour les gens concernés. Que fera-t-il?


Confusion

Nous vivons dans une génération qui aime redéfinir les fondements sur lesquels elle s’appuie. Ainsi, la signification de l’amour n’a plus tout à fait la même saveur que celle qui provient de la Parole de Dieu. Selon Dieu, l’amour est avant tout un acte aux conséquences sacrificielles alors que notre monde le considère plutôt comme un jeu de consommation mutuelle. Aimer, ce n’est plus donner sa vie pour l’autre, c’est consommer l’autre pour assouvir ses propres appétits. Voilà pourquoi tant de chrétiens sont actuellement très confus quant à la définition qu’ils ont de l’amour. Pour certains, l’application littérale de la Parole de Dieu manifeste un manque d’amour flagrant. Et pour les autres, aimer les gens d’une manière un peu plus inconditionnelle leur semble un compromis douteux avec la Parole de Dieu.


La Parole de Dieu ou l’amour?

Dans bien des cas où notre jugement est requis, nous nous retrouvons dans un dilemme éthique où nous croyons avoir à choisir entre l’application de la Parole de Dieu et l’amour. En fait, nous opposons ces deux notions, pourtant autant bibliques l’une que l’autre. Tout cela parce que nous ne savons plus ce qu’est l’amour selon Dieu. Voici une définition venant de Jésus: «Je vous donne un commandement nouveau: Aimez-vous les uns les autres; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres.» Jean 13:34. En lisant attentivement ce verset, on réalise que Jésus nous donne la recette à suivre: «…comme je vous ai aimés…». Donc, pour découvrir ce qu’est l’amour, il nous suffit seulement d’observer Jésus aimer les gens et ce, en lisant les quatre Évangiles. Nous ne devons pas aimer selon notre manière adamique, mais selon le modèle de Jésus. Et croyez-moi, on ne parle pas ici de la même chose.


Une simple question de symbiose

En Jésus, l’amour et la Parole de Dieu sont unis dans une symbiose parfaite. Jamais Jésus ne fera de compromis avec Sa Parole, mais toujours il aimera les gens avec générosité. Et Son amour est encore plus manifeste envers les pécheurs qu’il est envers les religieux de Son temps. Curieusement, ce ne sont pas ceux qui semblaient mériter davantage son approbation qui ont été l’objet de Son amour, mais ceux qui ne la méritaient pas.


Les légalistes

Les pharisiens faisaient partie de l’élite spirituelle et sociale de l’époque. Leur principal cheval de bataille était l’application stricte de la doctrine biblique telle que reconnu par le rabbinat du temps. Ils se tenaient éloignés du mal et des gens de mauvaise vie, ils payaient scrupuleusement leur dîme et sondaient les écritures avec minutie. Or, l’Évangile de Jean nous rapporte ce que Jésus pensait d’eux: «Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père.»Jean 8:44a. Il n’est pas certain que nous aurions été du même avis que Jésus si nous avions vécu à son époque. Je dis cela parce que les pharisiens étaient ce genre de personne à qui on ne trouvait rien à reprocher. Ils étaient les hommes les plus en règle avec Dieu, du moins à la vue. Mais dans les faits, nous dit Jésus, ils étaient fils du diable.


Pourquoi ?

Parce qu’ils portaient des fruits dignes du diable. Leur approche de l’étude de la Parole de Dieu ne produisait pas le fruit recherché par le Seigneur, c’est à dire: aimer les gens. Au contraire, ils méprisaient ouvertement tous ceux qui ne leur ressemblaient pas. Or, le fruit de l’Esprit est: «l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance;». Si la Parole de Dieu ne produit pas ses fruits dans nos vies, il se peut que nous soyons légalistes, c’est à dire trop attachés à la doctrine et trop peu concernés par les gens.


Conclusion

Par soucis d’équilibre, souvenons-nous seulement que la doctrine biblique sans l’amour conduit à des excès de légalismes peu féconds, alors que, l’amour sans la doctrine biblique conduit à une attitude sentimentale tout aussi peu féconde sur le plan spirituel. L’idéal est de bien mélanger ces deux notions.


Jean 13:34-35

«Je vous donne un commandement nouveau: Aimez-vous les uns les autres; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l'amour les uns pour les autres.»

Josué Raquinard


Source :  http://vonballmoos-chretienphotographe.hautetfort.com/biblique-le-legalisme/

 

 

 

 

 

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